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Le grand avenir des gilets jaunes

by Claude Berger on décembre 7, 2018

Gilets jaunes - Philippe Debat

Il a suffi d’une taxe sur les carburants glissée sous le masque d’une intention écologique pour que la coupe trop pleine déborde : trop, c’était trop. Alors, la révolte spontanée des gilets jaunes contre l’arbitraire de cette décision a ouvert la voie à l’expression de multiples revendications toutes nées du mal-être ressenti par une majorité de la population.

La révolte populaire soutenue par plus de 80% des Français, désigne la baisse du pouvoir d’achat, la fiscalité injuste, la marginalisation par abandon des zones rurales et périphériques, la non-représentativité de la classe politique aveugle sur la crise sociétale que connaît le pays, et également l’arbitraire du pouvoir d’État qui s’exerce sur le peuple, la complaisance vis-à-vis des flux migratoires qui renforcent la dépense publique et la concurrence des mains d’œuvre sur le marché du travail, sans jamais rencontrer d’opposition des grands employeurs ou des maîtres de la finance.

Alors oui, il s’agit d’une révolte « contre le système » en crise et contre ses présidents récents de si peu d’envergure.

Mais de quel système s’agit-il ? Or là, force est de constater que droite et gauche entretiennent ensemble une omerta sur ce qui fait le fondement de nos sociétés, à savoir le salariat, c’est-à-dire la transformation du travail en marchandise concurrentielle qui conditionne la recherche permanente de mains d’œuvre moins chères, le chacun pour soi des salariés et la citoyenneté désolidarisée qui pérennise leur concurrence sur le plan sociétal au profit de L’État.

Or ce système, né selon Fernand Braudel au 14ème siècle et qui résulte de l’appropriation du travail par les marchands, ce système est à bout de souffle. La revendication contre l’exploitation a poussé le capital à rechercher des mains d’œuvre moins chères et la mondialisation du marché du travail qui suit verse des millions d’individus en surnombre sur ce marché.

Les autres recours face à la revendication, outre l’importation de mains d’œuvre concurrentielles, sont les suivants : l’exportation des fabriques, l’innovation permanente, la course à la croissance, l’automation, la course à la technologie et à la science pour diminuer la part du travail rémunéré dans le même temps où le capital se met en recherche de travail salarié ; et enfin la marchandisation de toutes les activités humaines, culturelles, sexuelles, affectives suivie d’une déperdition culturelle et de l’absence de chemin de vie rassurant pour le pays France en voie de dissolution par une Europe pas mieux lotie et exposée à l’islamisme…

Fin de parcours pour ce système, c’est la révolte populaire au grand jour et la découverte que droite et gauche ont entretenu la même omerta et pire que la gauche par la réduction du rapport du capital au travail à la seule exploitation et par là, la réduction du rapport de la gauche à la droite à la seule revendication dans l’ignorance de la marchandisation du travail, est le meilleur agent de la fuite en avant du capitalisme : droite et gauche même combat ?

Fin de parcours pour ce système, la dite crise migratoire n’est qu’un des signes de la crise du salariat.

Un certain Marx, lui aussi victime d’une omerta par la gauche lassalienne, une omerta qui l’emportera jusqu’à nos jours et qui commence à durer, le disait déjà en 1881 :

« Tous ces « socialistes » ont un point commun : ils laissent subsister le travail salarié…Tout cela n’est qu’une tentative, maquillée en socialisme pour sauver la domination capitaliste. »

Ailleurs il déclarait :

« Le capitalisme et le salariat sont liés l’un à l’autre et disparaitront ensemble, il est donc absurde de parler de capitalisme sans salariat. »

Cette gauche absurde dénoncée par Marx n’a été capable que de revendication et d’étatisation, donc de capitalisme d’État et de salariat d’État pire que le salariat privé et assorti à l’est, de dictature et de répression de masse tout en se prétendant « marxiste ». On notera que Marx dénonçait déjà les « marxistes » tout en rendant hommage à Turgot qui sous Louis XVI avait déjà compris l’essence du salariat. (La même gauche obscurantiste avait aussi, décidément, censuré l’antisémitisme des pères fondateurs de la gauche , dont celui de Marx, et ses effets sur leurs propres théories.)

Aujourd’hui, la révolte gronde et ne se reconnaît pas dans les partis. Est-il possible de sortir de la marche folle d’une société fondée sur le salariat et le chacun pour soi ? L’invention d’une société non salariale solidaire et associative émanant du peuple reprenant pied dans les campagnes, est-elle possible ?

Au niveau des structures, l’invention des kibboutz et leur pérennisation malgré la crise qui les a affectés a prouvé que des communautés non salariales étaient de l’ordre du possible. Les nouveaux kibboutz urbains, structures souples de communautés d’existence ou de production en ville, qui corrigent les défauts des kibboutz des campagnes et leur aspect « village clos » le prouvent à nouveau et peuvent être immédiatement réinventés en Afrique pour contrer l’intégration des pays du sud-Sahara dans le moule du marché du travail et de la migration. Enfin la révolution des œillets du 25 avril 1974 à Lisbonne a montré l’exemple d’un mouvement apartidaire sans violence en mesure de n’être pas seulement « contre » le système mais de manifester ce dont pourquoi il était « pour », avant d’être repris en mains par les idéologues de gauche pressés d’en finir avec ce peuple qui osait !

Une société associative libérée du marché du travail et de la verticalité de l’Etat qui l’accompagne, tel peut être l’horizon d’un mouvement populaire et apartidaire aujourd’hui. Quand à l’écologie, elle ne peut résulter d’une mesure d’Etat qui ne change rien au mode de développement d’une société reposant sur la marchandisation du travail et des productions avec toutes ses conséquences. Une société associative fondée sur la solidarité, l’entraide et le changement des mentalités au profit d’une éthique collective peut seule relever le défi. Les gilets jaunes ont donc un grand avenir.

Un antisémitisme peut en cacher un autre

by Claude Berger on novembre 15, 2018

La décence après la tragédie de Pittsburgh – un acte antisémite odieux – eût été de ne pas en attribuer la responsabilité à Donald Trump, un président à la fois proche du peuple juif et d’Israël. Un président qui ose affronter le consensus anti-israélien porté par le courant Démocrate et les gauches en général, qui prétendent dénoncer les « populismes » et les « nationalistes » en prônant un large accueil des migrants.

Cette utilisation à des fins électoralistes, lorsqu’elle est le fait de Démocrates se prévalant de leur origine juive pour s’attribuer une légitimité au nom d’une idéologie, est proprement scandaleuse.

Ne soyons pas dupes, ce qui est désigné sous le vocable « populiste » a pour vocation de laisser entendre « qu’il y a du fascisme là-dessous », alors qu’en fait, dans leur majorité, les populations réagissent à la perte identitaire qui suit les flux migratoires, tout en souhaitant le contrôle des frontières, et réagissent aussi à la concurrence déloyale des migrants sur le marché du travail.

A ce sujet, ce qu’on appelle crise migratoire n’est que l’aspect le plus visible d’une crise de nos sociétés fondées sur le salariat, c’est-à-dire sur la transformation du travail en marchandises concurrentielles, conjointe à la négation des cultures qui va de pair.

Crise migratoire, non ! Crise certaine du système salarial où chacun travaille pour soi dans le cadre d’une citoyenneté désolidarisée, crise du salariat, oui !

La mondialisation du marché du travail, qui oppose à la revendication permanente la recherche des mains d’œuvre les moins chères, crée des appels d’air dans les pays moins développés, privés de chemins de vie attrayants, où le prix de la main d’œuvre concurrentielle est au plus bas. La perte culturelle joue aussi de ce côté-là. C’est une menace pour le monde entier, un véritable problème de civilisation et de disparition des valeurs au profit d’une marchandisation des mœurs.

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Israël : peuple de trop, pays de trop ?            

by Claude Berger on mai 25, 2018

L’offensive du Hamas contre la frontière de Gaza avec Israël était destinée à y pénétrer et y commettre des crimes dans la lignée de son programme terroriste : chasser les Juifs et rayer Israël de la carte. Cette offensive est venue à point nommé au secours du président Macron,  prompt à condamner l’Etat juif pour la défense de son territoire et de ses citoyens et pour la nomination de Jérusalem.

En effet, les derniers attentats islamistes survenus en France (dont un effectué à Paris au moment de l’offensive du Hamas), s’ajoutant au nouveau pas franchi de l’antisémitisme : l’assassinat de Juifs à leur domicile, et la diabolisation croissante d’Israël dans les médias, auraient dû le contraindre à revoir ses positions idéologiques à l’égard de l’Etat juif et de ses ennemis qui affichent leur volonté de le détruire : l’Iran des mollahs, le Hezbollah et le Hamas qui rêvent d’un nouvel holocauste.

La convergence d’un antisionisme de gauche et d’un antisémitisme terroriste d’origine musulmane, ajoutée à une politique gouvernementale réduite à la défense de ses intérêts économiques, ponctuée de votes anti-israéliens dans les instances internationales, laisse craindre qu’on assiste à la mise en place de l’union de deux discours : l’un contre le « peuple de trop » par l’islamisme, l’autre contre celui de « pays de trop » par l’antisionisme.

D’où cette réticence  chez certains politiciens à nommer l’islamisme par son nom, qu’il soit commandité ou qu’il soit spontané, sous prétexte de ne pas céder à l’islamophobie au nom du « vivre ensemble » et des exigences de l’état de droit.

Or les deux formes de l’islamisme, l’une commanditée, l’autre spontanée, sont les manifestations d’un unique terreau, l’islam, qui face à sa confrontation avec la société du marché du travail et la libre circulation des femmes qu’elle implique, réagit par la violence pour ne pas perdre puis pour activer son ambition hégémonique sur l’univers entier.

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L’islam, l’islamisme et les aveugles

by Claude Berger on avril 3, 2018

Il faut désormais s’habituer à vivre sous la menace permanente d’attentats islamistes réputés « imprévisibles », tel est l’aveu d’impuissance que délivrent les dirigeants du monde occidental face aux attentats récents qui ont endeuillé la Grande Bretagne, la Belgique, la France, l’Allemagne, l’Australie, l’Iran, l’Egypte, l’Afghanistan…

Impuissance, incompréhension et aveuglement face au profil des terroristes assassins qui, pour une bonne part, sont classés dans la case des « déséquilibrés » agissant sans lien direct avec le terrorisme organisé de Daesh ou d’Al-Qaïda.

C‘est ignorer gravement qu’il n’y a pas de frontière hermétique entre l’islam ordinaire dit « modéré » et l’islamisme violent, tout comme il n’y a pas de frontière hermétique entre le terrorisme islamiste commandité et le terrorisme islamiste spontané.

Cette ignorance, cet oubli témoigne d’une déficience sévère dans l’analyse des cultures de la part des politiques qui, obéissant au seul credo de la soumission au marché libre et concurrentiel du travail, prônent un modèle multiculturel sans garde-fous.

De ce point de vue, nos sociétés sont inconscientes d’elles-mêmes.

C’est une histoire qui remonte à la Révolution française lorsqu’elle adopte dans le même élan les droits de l’homme, l’interdiction des corporations et la suprématie du libre marché du travail réduit à une marchandise concurrentielle sans tenir compte de la culture des postulants, fût-elle mortifère.

La même erreur sera reconduite par Marx qui, tout en s’insurgeant contre le système du marché du travail, réduira la culture, chrétienne et plus particulièrement juive à une position et à une idéologie de classe.

De nos jours, cette même inconscience, de droite ou de gauche, oubliera ainsi que les migrants dits « économiques » sont aussi des migrants culturels. Le triste exemple d’un évènement survenu en 2015 est là pour nous le rappeler : sur une embarcation chargée de cent douze migrants et menaçant de sombrer, une quinzaine de musulmans jettent douze chrétiens, surpris en train de prier, à la mer.

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Léon Poliakov, visionnaire et méconnu

by Claude Berger on janvier 26, 2018

Léon Poliakov, historien et analyste de l’antisémitisme décédé en 1997, fut un membre actif du tout premier Centre de Documentation Juive Contemporaine.

Auteur du « Bréviaire de la haine » , de « L’étoile jaune », d’une « Histoire de l’antisémitisme » en quatre volumes, de plusieurs essais sur « La causalité diabolique », « La désinformation », « Le mythe aryen », « Les totalitarismes du XXe siècle », il nous a légué, outre ses « Mémoires », un héritage quelque peu délaissé dans l’air du temps embrumé par un refus du fait juif issu de la conjugaison de l’islamisme et d’une diabolisation d’Israël qui n’a d’antisioniste que le nom.

Poliakov est à la fois un éclaireur et un visionnaire dérangeant. Premier critère, l’antisémitisme ne provient pas de ce qu’induit l’existence des Juifs réels au sein des nations mais d’une projection liée à la matrice culturelle des deux religions issues du judaïsme et qui lui sont radicalement opposées, le catholicisme, religion d’Etat depuis Constantin, et l’islam. Il notera d’ailleurs que l’antisémitisme n’a pas sévi dans les pays situés hors de l’influence de leurs textes.

Preuve de la projection ? Paris est une ville sans Juifs depuis l’expulsion de 1394. Un meurtre y est commis à Paris en 1627 : le fils de Malherbe est tué. Le père accuse la synagogue. Autre crime commis en 1652. Il ne peut être que l’œuvre des Juifs !  On n’en trouve point ? Alors que l’on cherche des chiffonniers car les chiffonniers ne peuvent être que Juifs, criminels  et cachés !

Deuxième point de la méthode de Léon Poliakov, il faut rechercher la source de cette projection dans la théologie d’abord chrétienne pour ce qui concerne l’antisémitisme européen, celui du passé médiéval mais aussi pour celui  apparemment déchristianisé de l’époque contemporaine :

« Ainsi, on ne trouvera pas dans notre travail une étude systématique de la part prise par les Juifs au développement de la société industrielle ; à peine y trouvera-t-on un bref chapitre dans lequel nous disons pourquoi  la notion d’ « antisémitisme économique » nous paraît dénuée d’une réelle valeur explicative, dans un domaine où c’est à la théologie qu’à nos yeux revient le rôle primordial (celui d’une «  infrastructure » si l’on veut) ».

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Macron, Chateaubriand et Jérusalem

by Claude Berger on décembre 22, 2017

En 1806, le grand Chateaubriand, de retour de Jérusalem, écrivait :

« Pénétrez dans le demeure de ce peuple, vous le trouverez dans une affreuse misère, faisant lire un livre mystérieux à des enfants qui, à leur tour, le feront lire à leurs enfants. Ce qu’il faisait il y a cinq mille ans, ce peuple le fait encore. Il a assisté dix-sept fois à la ruine de Jérusalem ; et rien ne peut le décourager ; rien ne peut l’empêcher de tourner ses regards vers Sion. Quand on voit les Juifs dispersés sur la terre, selon la parole de Dieu, on est surpris, sans doute : mais pour être frappé d’un étonnement surnaturel, il faut les retrouver à Jérusalem ; il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée esclaves et étrangers dans leur propre pays ; il faut les voir attendant, sous toutes les oppressions, un roi qui doit les délivrer. Si quelque chose, parmi les nations, porte le caractère du miracle, nous pensons que ce caractère est ici. » [Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem]

En 2017, Macron, devenu président, nous fait part de sa « préoccupation » que Jérusalem fût enfin reconnue, de plein droit, propriété de « ces légitimes maîtres de la Judée esclaves et étrangers dans leur propre pays » par un président américain réaliste entérinant une situation d’unification de Jérusalem qui remonte à 1967, situation qui assure dans les faits le libre accès aux lieux saints des trois cultes concernés. En s’informant, le président – petit ? – pourrait découvrir que lorsque la Jordanie s’empara de la partie est de Jérusalem de 1947 à 1967, les Juifs n’avaient plus accès au Mur et des synagogues et des cimetières furent alors détruits.

Il pourrait alors s’abstenir de prôner la « négociation » sous des auspices internationales, alors que celles-ci, en majorité, n’eurent jusqu’ici pour autre but que de faire pression contraignante sur Israël afin d’abonder dans le sens palestinien de ne pas reconnaître d’État du peuple juif et d’empêcher toute présence de Juifs dans un futur État, tout comme il est de règle dans de nombreux pays arabo-musulmans.

Le Hamas, le Hezbollah et la puissance iranienne montante vont plus loin : ils veulent l’éradication d’Israël et le génocide de sa population.

Ce refus du fait juif et du peuple juif, cet antisémitisme d’origine musulmane, se concrétisèrent autrefois dans le statut de soumission imposé aux Juifs tout comme la rouelle, l’expulsion ou le ghetto s’imposèrent à leur égard en Europe chrétienne et tout comme le statut des Juifs fut imposé en France vichyste et tout comme l’étoile jaune et l’extermination s’imposèrent en Europe nazifiée. Là encore le Grand Chateaubriand avait vu l’avenir potentiel des effets de l’arrivée du marché du travail et du marché des produits de l’ère industrielle sur une telle matrice culturelle coranique n’ayant pas connu de Réforme.

Il y a quelque deux siècles, le même grand Chateaubriand livrait ce propos toujours actuel :

« Un nouvel Orient va-t-il se former ? Qu’en sortira-t-il ? Recevrons-nous le châtiment mérité d’avoir appris l’art moderne des armes à des peuples dont l’état social est fondé sur l’esclavage et la polygamie ? Avons-nous porté la civilisation au dehors, ou avons-nous amené la barbarie dans l’intérieur de la chrétienté ? Que résultera-t-il des nouveaux intérêts, des nouvelles relations politiques, de la création des puissances qui pourront surgir dans le Levant ? Personne ne saurait le dire. Je ne me laisse pas éblouir par des bateaux à vapeur et des chemins de fer ; par la vente du produit des manufactures et par la fortune de quelques soldats français, anglais, allemands, italiens, enrôlés au service d’un pacha : tout cela n’est pas de la civilisation. On verra peut-être revenir, au moyen des troupes disciplinées des Ibrahim futurs, les périls qui ont menacé l’Europe à l’époque de Charles Martel, et dont plus tard nous a sauvés la généreuse Pologne. » [Mémoires d’outre-tombe, Tome 2, page 390]

Et là encore le président – le petit ? – ne semble avoir en vue que les contrats potentiels, iraniens entre autres, qu’il espère obtenir pour sa boutique, les affaires étant bien les affaires ?

Il est donc utile de rappeler ce qui fait obstacle à la paix entre palestiniens et israéliens.

En 1947 le mouvement arabo-palestinien dirigé par le mufti nazi, deux ans en poste à Berlin près de son ami Hitler et exfiltré par la France à la libération pour échapper à la justice anglaise, refuse le plan de partition, mu par une seule obsession : le refus d’un État juif et la croyance au panislamisme pour chasser « les intrus juifs ». S’ensuit l’occupation de la Judée et de la Samarie et de Jérusalem Est par la Jordanie mais aussi la victoire d’Israël naissant sur la part qui lui était octroyée.

Ce refus de l’État d’Israël comme État du peuple juif – qui compte tout de même 20 pour cent d’arabes musulmans ou chrétiens, jouissant des mêmes droits que les Israéliens (ce que certain sans rire appellent « apartheid ») – est toujours actuel et explique pourquoi le parti de Abbas rejette toujours des négociations directes et n’envisage pas d’accueillir de Juifs au sein d’un futur État palestinien.

L’islamisme palestinien, à l’origine du conflit israélo-palestinien est donc toujours présent et influent dans le discours et les actes du Fatah, le parti de Abbas, qui ne réprime pas, loin de là, le terrorisme. Et si les Palestiniens ont leurs réfugiés de 1948, les Juifs ont aussi les leurs, expulsés des pays arabo-musulmans par la coalition pan-islamiste du monde arabe de l’époque.

Il est donc temps de saluer la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem capitale d’Israël en vue de favoriser une issue réaliste au conflit en satisfaisant des aspirations raisonnables des Palestiniens pour une coexistence paisible.

C’est d’ailleurs ce qui semble se dessiner avec les initiatives américaines et saoudiennes. Le prince Mohammed Ben Salman aurait d’ailleurs invité Mahmud Abbas à accepter une Palestine démilitarisée dans les zones A et B qu’il occupe, avec Abu Dis pour capitale, car faut-il le rappeler, il n’y eut jamais d’État palestinien ni de capitale palestinienne ayant pour nom Jérusalem.

Mais il est temps également  que l’Europe, hormis la Tchéquie qui a salué la décision américaine, ausculte et rejette la part de son inconscient culturel qui lui fait diaboliser Israël et voter des résolutions hostiles à l’Onu et à l’Unesco, des résolutions qui abondent dans le sens de l’islamisme sans orienter les Palestiniens dans le sens de la coexistence pacifique. N’oublions pas que l’antisémitisme (muté désormais en antisionisme) a une longue histoire en Europe et en France.

Après le temps de la rouelle, ses formes sécularisées se sont exprimées à l’extrême droite comme à l’extrême gauche. Marx, Proudhon, Bakounine, Fourier font pendant à Drumont, Toussenel, Rebatet, Céline, sans qu’on étudie les effets de leur antisémitisme sur la religiosité de leurs idéologies.

Le grand Chateaubriand avait pressenti  les conséquences de l’islamisme sur la civilisation de la France. Peut-on espérer que Macron s’adonne à sa lecture ?

Parole d’un porteur d’étoile au temps de Vichy.

L’esprit kibboutz, une nouvelle politique ?

by Claude Berger on septembre 18, 2017

Il n’est pas fréquent qu’un homme politique, ici Roger Karoutchi, sénateur Républicain des Hauts-de-Seine, ait le mérite d’évoquer la méthode des kibboutz pour l’apprentissage de la langue et l’intégration des populations de différentes cultures et propose de s’en inspirer en France face à l’échec  du « contrat d’intégration républicaine ». En Israël, note-t-il, « l’oulpan de jour permet aux immigrés de suivre cinq heures de cours, cinq jours par semaine pendant cinq mois » alors qu’en France ne sont prévues que 200 heures de cours au maximum, étalées sur un an « en l’absence de sanction réellement dissuasive en cas d’échec ». Il faut ajouter au propos du sénateur que la réussite de cette méthode doit surtout au sens du collectif qui anime l’esprit kibboutz.

La spécificité de la formule du kibboutz, inventé à Degania en 1909, consiste à  ne plus reposer sur le salariat, système où chacun travaille pour soi et « pour le salaire », chapeauté par l’Etat qui gère une citoyenneté désolidarisée, et de le remplacer par le sens communautaire et le partage, ce qui implique un changement de mentalité et une éthique de solidarité.

Aujourd’hui, si de nombreux kibboutz sont retournés à la rémunération par le salaire, il en reste un grand nombre, autour de 70,  qui ont conservé la formule initiale. Mais un phénomène nouveau est apparu, celui des kibboutz en ville, ou kibboutz urbains, qui reposent  sur la constitution d’une association à la fois économique et existentielle.

C’est cet esprit collectif qui imprègne ces lieux d’apprentissage de la langue et de la citoyenneté évoqués par Roger Karoutchi dans son rapport. Or il se fait que cet esprit  et cette formule du kibboutz urbain sont dépositaires à terme d’un projet de régénération de nos sociétés, menacées par les contradictions explosives d’une société reposant sur le salariat mondialisé, avec pour conséquences la persistance du chômage, la déperdition culturelle, la chute de la ruralité, l’individualisme, la violence, l’antisémitisme, l’obsession de la croissance, la montée des flux migratoires d’Afrique et des pays musulmans, l’islamisation de la France et de l’Europe et le terrorisme de l’islamisme spontané de ceux qu’on prétend « pathologiques » et de l’islamisme organisé et commandité par Daesch.

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Le refus du fait juif en terre d’islam et en terre d’Occident

by Claude Berger on juillet 20, 2017

Aliza Bin-Noun, ambassadrice d’Israël en France, rappelle dans un article publié par Le Figaro (21 juin 2017) que « c’est le rejet systématique d’Israël en tant qu’État-nation du peuple juif » qui fait « obstacle à la paix ». Derrière ce rejet, c’est en effet le refus manifeste du fait juif dans l’islam et dans l’islamisme qui est à l’œuvre. La preuve en est que ce rejet est conjugué avec le refus de toute présence juive dans l’État palestinien revendiqué, tout comme il en est ainsi dans tous les pays arabo-musulmans d’où les Juifs ont été chassés ou poussés vers la sortie. Et cela, alors même que près de vingt pour cent de la population d’Israël est d’origine arabe et de culte chrétien ou musulman.

En 1948, le mouvement palestinien dirigé par le mufti Husseini, qui fut deux ans en poste à Berlin près de son ami Hitler, s’ancrait dans le refus du fait juif et d’un État juif sans même songer à faire son propre État sur la partie qui lui était dévolue, ce qui a déclenché l’expulsion et l’exil des Juifs des pays arabo-musulmans, un exil dont l’évocation seule est refoulée.  C’était la naissance de l’islamisme. Aujourd’hui, celui-ci s’en prend au monde occidental, aux chrétiens, aux coptes, aux musulmans modérés qui en sont aussi les victimes. Mais dans sa majorité, le monde européen qui a enfanté le fantasme final d’élimination  du peuple juif « peuple de trop » est aveugle sur l’islamisme, qui pourtant le menace, voire complaisant avec son fantasme et sa diabolisation du « pays de trop ».

Cette ignorance, cet oubli témoignent d’une déficience sévère dans l’analyse des cultures de la part des politiques qui, obéissant au seul credo de la soumission au marché libre et concurrentiel du travail, prônent un modèle  multiculturel  sans garde-fous. De ce point de vue, nos sociétés sont inconscientes d’elles-mêmes. C’est une histoire qui remonte à la Révolution française lorsqu’elle adopte dans le même élan les droits de l’homme, l’interdiction des corporations et la suprématie du libre marché du travail réduit à une marchandise concurrentielle sans tenir compte de la culture des postulants, fût-elle mortifère. La même erreur sera reconduite par Marx qui, tout en s’insurgeant contre le système du marché du travail, réduira la culture, chrétienne et plus particulièrement juive, à une position et à une idéologie de classe.

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L’agonie de la gauche, Macron et la crise du salariat

by Claude Berger on juin 2, 2017

Macron à l'usine Whirlpool

C’est un coup de maître d’Emmanuel Macron, celui d’avoir compris que la gauche vivait son agonie et que conséquemment l’opposition gauche-droite qui précédait l’élection présidentielle et qui façonnait la vie politique jusque-là, n’était plus viable.

La gauche « socialiste » au pouvoir était fracturée entre d’un côté, les tenants de l’anticapitalisme verbal et de la lutte des classes à l’ancienne et de l’autre, les libéraux mondialistes ralliés au diktat de la compétitivité du travail sur un marché concurrentiel, le tout assorti du fantasme du plein emploi, de la fin du chômage et d’une distribution équitable.

La droite était autant fracturée. D’un côté, les tenants d’un conservatisme moral et national et de l’autre, ceux qui, s’inclinant devant le diktat de la mondialisation du marché du travail et la marchandisation des mœurs, fermaient les yeux, à l’instar des libéraux de gauche, devant la montée des flux migratoires quand ce n’est pas devant l’islamisation de la France et se résignaient devant le terrorisme qui s’en réclame en refusant d’en affronter les fondements sur le sol européen. Les uns et les autres usaient pour cela de la référence aux droits de l’homme et aux avantages prétendus d’un multiculturalisme sans limites raisonnables, abstraction faite des cultures parfois inassimilables des migrants.

Il y avait donc une base objective de réunion des libéraux de droite et des libéraux de gauche, quels que soient les risques conséquents en termes de déperdition culturelle et de terrorisme. La stratégie Macron opère donc sur ce terrain réel.

Les rejetés de la nation, ceux de la ruralité et de ce qui reste de la classe ouvrière malmenée, de la jeunesse inquiète et des adeptes d’une idéologie socialiste moribonde, n’avaient plus qu’à se rabattre sur les extrêmes de droite ou de gauche pour espérer du protectionnisme, des nationalisations, un capitalisme d’Etat à la vénézuélienne ou à la cubaine et des frontières moins ou plus poreuses.

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De la Sainte Gauche et de la pensée-goulag

by Claude Berger on mars 10, 2017

La pensée-goulag

Le 8 février, à l’initiative de la Confédération des Juifs de France amis d’Israël (Cjfai) s’est tenue à Paris une rencontre avec deux représentants du Front National, Gilbert Collard et Louis Alliot qui, soumis au questionnement, ont clairement dénoncé la présence de personnages connus pour leur antisémitisme ou leur antisionisme au sein du FN. Le journal Le Monde a donc titré justement « Gilbert Collard et Louis Aliot s’en prennent à Frédéric Chatillon ».

Cette initiative, qui alimente une controverse apparemment interne au FN, s’inscrit dans une démarche du Cjfai qui soumettra au même questionnement tous les candidats à l’élection présidentielle, dont Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. La position de ces derniers est connue, elle est anti-israélienne. Elle vise à contester la légitimité d’Israël dans la guerre inaugurée par les représentants des Palestiniens menés dès 1947 par leur chef nazi, le grand mufti de Jérusalem, une guerre perpétuée jusqu’à ce jour. Elle voudrait masquer que l’antisémitisme et le refus du fait juif, répandus de façon culturelle autant que cultuelle, sont à l’origine de l’antisionisme dans le monde arabo-musulman.

Or, chacun devrait savoir que l’autorité palestinienne refuse toujours tout Etat juif et toute présence juive, ce qui est déjà le cas dans les pays arabes et chacun devrait avoir en mémoire que le Hamas et Daesh présents à Gaza, tout comme l’Iran chiite à Téhéran, tout comme le Hezbollah en Syrie et au Liban, affichent clairement leur projet d’éradication d’Israël.

La rencontre du Cjfai relève donc d’un souci citoyen et démocratique, même si le FN que l’on sait en quête de dédiabolisation, abrite quelques diables en son sein (sans responsabilités nous assurent les deux invités). Cette rencontre a pourtant fait l’objet de pressions de la part de certaines institutions juives, dont le CRIF et le Consistoire, qui semblent avoir la mémoire sélective. D’autant que ce qui menace physiquement les Juifs aujourd’hui, c’est la montée du fascisme islamiste. Et ce qui menace Israël, c’est la montée de l’antisionisme, c’est la campagne de boycott et la complaisance de la politique de la France avec « la cause palestinienne », c’est la montée en puissance du Hezbollah et de l’Iran.

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Le suicide français

by Claude Berger on février 12, 2017

François Hollande et Mahmoud Abbas

Article publié par l’agence Menapress le 16 janvier 2017.

Le coup bas porté contre Israël par François Hollande en vue de contraindre l’Etat juif à des « négociations » entérinant l’hostilité islamiste est aussi un coup bas porté contre la France. On ne peut prétendre lutter contre le terrorisme islamiste qui frappe le monde occidental et particulièrement l’Hexagone et ménager l’islam en voie de radicalisation ou lui trouver des circonstances atténuantes allant jusqu’à taire son nom et à chantonner « pas d’amalgame », ou encore soutenir les positions pro-palestiniennes ou le Hamas en place à Gaza, obsédés par l’éradication d’Israël.

Le refus du fait juif dans le monde musulman ne date pas d’aujourd’hui. Statut de dhimmis, statut d’infériorité puis refus de tout Etat juif lors du plan de partage de 1947 sans même envisager d’Etat palestinien sur la partie qui sera occupée par les Jordaniens: le conflit israélo-palestinien fut la première manifestation de l’islamisme avec à sa tête le mufti Amin Al-Husseini, proche d’Hitler deux ans en poste à Berlin, également proche du gouvernement de Vichy, chef palestinien des Frères musulmans, exfiltré par la France pour échapper eux prisons anglaises. Le refus du fait juif dans le monde arabo-musulman, refus culturel n’est que la manifestation d’un refus cultuel. Mais c’est désormais le refus du monde occidental, un monde formaté par une matrice culturelle chrétienne et par la civilisation du double marché du travail et des produits, synonyme de liberté de circulation des femmes, qui sert de cible à l’expansion islamiste.

On peut donc s’étonner : comment Hollande et Ayrault, empruntant la voie tracée par Obama et Kerry, sont-ils aveugles à ce point pour prétendre imposer comme frontière la ligne de 1967, qui n’était qu’une ligne d’armistice avec les Jordaniens, et la partition de Jérusalem ? Aveugles et peu lettrés pour s’inscrire dans l’offensive menée contre la légitimité d’Israël, Etat du peuple juif. Aveugles et peu lettrés pour bafouer l’histoire du peuple juif et ses liens avec la terre d’Israël.

Chateaubriand, en 1806, avait déjà perçu cette tendance antijuive et anti-israélienne avant l’heure, tapie dans l’inconscient culturel français, également formaté des siècles durant par une matrice culturelle chrétienne dirigée contre les Juifs « ennemis du genre humain et hostiles à Dieu » selon Paul , qui ont « le diable pour père » selon Jean. Or l’auteur de l’Itinéraire de Paris à Jérusalem déclarait :

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L’agonie de la gauche et le revenu universel : Marx, réveille-toi, ils sont devenus fous !

by Claude Berger on janvier 31, 2017

Charlie Chaplin - Les Temps-modernes

L’erreur de casting présidentiel n’est pas la seule cause de la faillite de la gauche en campagne électorale. Qu’elle défende la chimère du revenu universel ou la fiche de paye, elle doit cette agonie à la faillite de son idéologie et disons le mot de sa théologie.

Depuis plus d’un siècle, depuis la chute de la Commune,  les gauches ont réduit le rapport du capital au travail à l’exploitation en ignorant qu’il repose avant tout sur le salariat, c’est-à-dire sur la transformation du travail en marchandise concurrentielle sur son marché. L’appât du salaire y joue le rôle de motif du travail. C’est une invention qui succède à la corporation.

Tout commence au XIVe siècle lorsque les marchands s’approprient le travail pour fabriquer par eux-mêmes (premier marché du travail à Auxerre en 1393 selon Braudel). Il a fallu quatre siècles, jusqu’aux décrets d’Allarde de mars 1791 suivis de la loi Le Chapelier de juin 1791 (contemporains des droits de l’homme) pour que soient interdites les corporations affiliées à un ordre religieux et respectueuses de l’ordre féodal et pour que soit libéré le marché du travail.

L’analyse critique du salariat inaugurée par Turgot puis poursuivie par Marx a été refoulée par la social-démocratie parlementariste ou violente. De Marx, elle n’a lu qu’une ligne sur deux et, dans la foulée, elle a jeté  le projet de l’abolition du salariat. Cette omerta règne toujours. Elle a commencé du vivant même de Marx, à tel point qu’il s’insurgeait :

« Le capital et le salariat sont liés l’un à l’autre et disparaîtront ensemble. Il est donc absurde de parler de capitalisme sans salariat. »

La pensée « absurde » de gauche, qui perdure aujourd’hui de ses deux façons, archaïque et libérale, a également censuré la pérennisation de la concurrence salariale par la division du travail sur les lieux de production et par la citoyenneté désolidarisée sous le chapeau de l’Etat qui prend la place des religions pour prétendre incarner le lien social.

L’appât du salaire individuel engendre à la fois l’idéologie du chacun pour soi et la soumission au pouvoir d’Etat : le contraire d’une association dans l’existence et la production et dans l’exercice du pouvoir.

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