De la Sainte Gauche et de la pensée-goulag

by Claude Berger on mars 10, 2017

La pensée-goulag

Le 8 février, à l’initiative de la Confédération des Juifs de France amis d’Israël (Cjfai) s’est tenue à Paris une rencontre avec deux représentants du Front National, Gilbert Collard et Louis Alliot qui, soumis au questionnement, ont clairement dénoncé la présence de personnages connus pour leur antisémitisme ou leur antisionisme au sein du FN. Le journal Le Monde a donc titré justement « Gilbert Collard et Louis Aliot s’en prennent à Frédéric Chatillon ».

Cette initiative, qui alimente une controverse apparemment interne au FN, s’inscrit dans une démarche du Cjfai qui soumettra au même questionnement tous les candidats à l’élection présidentielle, dont Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. La position de ces derniers est connue, elle est anti-israélienne. Elle vise à contester la légitimité d’Israël dans la guerre inaugurée par les représentants des Palestiniens menés dès 1947 par leur chef nazi, le grand mufti de Jérusalem, une guerre perpétuée jusqu’à ce jour. Elle voudrait masquer que l’antisémitisme et le refus du fait juif, répandus de façon culturelle autant que cultuelle, sont à l’origine de l’antisionisme dans le monde arabo-musulman.

Or, chacun devrait savoir que l’autorité palestinienne refuse toujours tout Etat juif et toute présence juive, ce qui est déjà le cas dans les pays arabes et chacun devrait avoir en mémoire que le Hamas et Daesh présents à Gaza, tout comme l’Iran chiite à Téhéran, tout comme le Hezbollah en Syrie et au Liban, affichent clairement leur projet d’éradication d’Israël.

La rencontre du Cjfai relève donc d’un souci citoyen et démocratique, même si le FN que l’on sait en quête de dédiabolisation, abrite quelques diables en son sein (sans responsabilités nous assurent les deux invités). Cette rencontre a pourtant fait l’objet de pressions de la part de certaines institutions juives, dont le CRIF et le Consistoire, qui semblent avoir la mémoire sélective. D’autant que ce qui menace physiquement les Juifs aujourd’hui, c’est la montée du fascisme islamiste. Et ce qui menace Israël, c’est la montée de l’antisionisme, c’est la campagne de boycott et la complaisance de la politique de la France avec « la cause palestinienne », c’est la montée en puissance du Hezbollah et de l’Iran.

Pour mémoire, le CRIF a rencontré officiellement l’UOIF, émanation des Frères musulmans, en 2004. Quant au Consistoire, il a fermé les yeux sur l’imposture de l’agrégation fictive du rabbin Bernheim . Et il a invité récemment, à la synagogue de La Victoire, Eric Zemmour, spécialiste de la dédiabolisation de Pétain, manifestation contre laquelle j’ai été jeter ma colère d’enfant caché et enfermé en criant « menteur ! » à son égard. (Pour information, Florian Philippot a fait savoir qu’il désapprouvait les propos de Zemmour sur Pétain et son prétendu sauvetage des Juifs).

On ne voit donc pas pourquoi questionner le FN dans une rencontre avec ceux de ses dirigeants les plus philosémites et proches d’Israël, serait inacceptable alors que questionner des antisionistes notoires serait permis… sauf, oui sauf à restaurer « la pensée-goulag ». Qu’est-ce que la pensée-goulag ? Il s’agit de cette rhétorique qui, pour se déclarer généralement « de gauche » comme si c’était un diplôme, se décerne un brevet de sainteté :

« Je suis dans le bon camp, je suis pour la cause sociale, pour la justice et pour les travailleurs, je suis pour les Palestiniens, victimes des Juifs et des Israéliens colonisateurs ».

Dès lors, les opposants sont « de droite », dans le mauvais camp et condamnables. Cette « logique », portée autrefois par la dictature d’un parti unique et par un capitalisme d’Etat, a envoyé des millions de gens au goulag et a participé à l’assassinat, non seulement des juifs rebelles ou dissidents dans les pays du bloc communiste, mais aussi à l’assassinat d’une culture juive spécifique qui s’y était développée dès le XVIe siècle et il semble que les Juifs meurtris par la Shoah n’aient pas encore mesuré l’importance de cette autre catastrophe, qui rend les Juifs orphelins d’un monde disparu qui fut riche de spiritualité judaïque et d’invention tant artistique que sociétale.

J’ai montré ailleurs que cette pensée-goulag avait son origine dans la sécularisation de la matrice culturelle chrétienne par les pères fondateurs de la pensée de gauche, Marx, Proudhon, Bakounine, Fourier, tous quatre furieux antisémites. La lutte des classes mimait la lutte du Bien contre le Mal, les victimes exploitées recevaient un diplôme de sainte justice tout comme les participants à la cérémonie de l’Eucharistie sur le chemin du ciel et de la fusion avec le Sauveur. Quant aux exploiteurs, gens de droite, traîtres et mécréants, ils iraient en enfer… Ainsi dans cette mythologie « de gauche », les « progressistes » s’opposent aux « réactionnaires » en toute bonne conscience. Marx, sécularisant la vielle opprobre chrétienne avait ainsi fait du judaïsme « la religion du trafic et du change » et désigné les Juifs « de la Bourse » comme étant à l’origine de la chute.

J’ai également montré que cette pensée-goulag avait pour conséquence la perte de tout esprit critique. Le communisme lénino-stalino-bolchévique s’était effondré, la social-démocratie, étatiste ou libérale, s’effondre sans qu’aucune autocritique ne dévoile l’erreur d’analyse et l’erreur de prospective.

Cette mythologie progressiste ignore que nos sociétés reposent sur le salariat, c’est-à-dire sur la transformation du travail en marchandise et sur la citoyenneté désolidarisée, et que nous vivons une crise du salariat désormais mondialisé avec l’effondrement des cultures soumises à la marchandisation et aux flux migratoires. Seules des structures nouvelles fondées sur l’association et la fin de la valeur travail peuvent amorcer un changement vers une société associative et non salariale. De ce point de vue, Israël avec ses « kibboutz en ville » témoigne de ses avancées en la matière.

Mais l’ignorance que le capitalisme repose sur le salariat et que la fin du salariat doit être une obsession permanente a une conséquence terrible : la lutte contre l’exploitation, la revendication, aussi justifiées qu’elles soient, poussent le capital à importer des mains d’œuvres moins chères, à exporter les fabriques, à robotiser, à inventer, à étendre le salariat au monde entier, à engendrer cet état de crise que nous connaissons. C’est un cycle infernal ! La gauche et sa religion de la lutte contre l’exploitation, sans volonté de changement vers une société non salariale, est ainsi le meilleur agent du capitalisme qu’elle croit combattre !

Le communisme effondré, la pensée-goulag domine toujours l’inconscient de la gauche social-démocrate mais elle gagne même au-delà. Malgré sa chute, elle conserve ses fondamentaux. Alors ne nous étonnons pas si elle prétend dénoncer un négationnisme d’extrême droite en ne dénonçant que mollement les politiques antisionistes qu’elles soient ou non au pouvoir et sans s’interroger sur le négationnisme culturel porté contre la spécificité juive et israélienne. Il est donc temps d’actualiser l’apport de la philosophie du judaïsme au monde entier, un judaïsme sortant du ghetto, un judaïsme retrouvant le sens de l’universel et de la commune solidaire. Il me semble urgent de dénoncer la pensée-goulag en faisant vivre la culture juive à usage universel… Et tenter le premier kibboutz urbain en France, à l’instar de ceux qui sont nés en Israël depuis quelques années pour enfin repenser l’avenir.

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Le suicide français

by Claude Berger on février 12, 2017

François Hollande et Mahmoud Abbas

Article publié par l’agence Menapress le 16 janvier 2017.

Le coup bas porté contre Israël par François Hollande en vue de contraindre l’Etat juif à des « négociations » entérinant l’hostilité islamiste est aussi un coup bas porté contre la France. On ne peut prétendre lutter contre le terrorisme islamiste qui frappe le monde occidental et particulièrement l’Hexagone et ménager l’islam en voie de radicalisation ou lui trouver des circonstances atténuantes allant jusqu’à taire son nom et à chantonner « pas d’amalgame », ou encore soutenir les positions pro-palestiniennes ou le Hamas en place à Gaza, obsédés par l’éradication d’Israël.

Le refus du fait juif dans le monde musulman ne date pas d’aujourd’hui. Statut de dhimmis, statut d’infériorité puis refus de tout Etat juif lors du plan de partage de 1947 sans même envisager d’Etat palestinien sur la partie qui sera occupée par les Jordaniens: le conflit israélo-palestinien fut la première manifestation de l’islamisme avec à sa tête le mufti Amin Al-Husseini, proche d’Hitler deux ans en poste à Berlin, également proche du gouvernement de Vichy, chef palestinien des Frères musulmans, exfiltré par la France pour échapper eux prisons anglaises. Le refus du fait juif dans le monde arabo-musulman, refus culturel n’est que la manifestation d’un refus cultuel. Mais c’est désormais le refus du monde occidental, un monde formaté par une matrice culturelle chrétienne et par la civilisation du double marché du travail et des produits, synonyme de liberté de circulation des femmes, qui sert de cible à l’expansion islamiste.

On peut donc s’étonner : comment Hollande et Ayrault, empruntant la voie tracée par Obama et Kerry, sont-ils aveugles à ce point pour prétendre imposer comme frontière la ligne de 1967, qui n’était qu’une ligne d’armistice avec les Jordaniens, et la partition de Jérusalem ? Aveugles et peu lettrés pour s’inscrire dans l’offensive menée contre la légitimité d’Israël, Etat du peuple juif. Aveugles et peu lettrés pour bafouer l’histoire du peuple juif et ses liens avec la terre d’Israël.

Chateaubriand, en 1806, avait déjà perçu cette tendance antijuive et anti-israélienne avant l’heure, tapie dans l’inconscient culturel français, également formaté des siècles durant par une matrice culturelle chrétienne dirigée contre les Juifs « ennemis du genre humain et hostiles à Dieu » selon Paul , qui ont « le diable pour père » selon Jean. Or l’auteur de l’Itinéraire de Paris à Jérusalem déclarait :

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L’agonie de la gauche et le revenu universel : Marx, réveille-toi, ils sont devenus fous !

by Claude Berger on janvier 31, 2017

Charlie Chaplin - Les Temps-modernes

L’erreur de casting présidentiel n’est pas la seule cause de la faillite de la gauche en campagne électorale. Qu’elle défende la chimère du revenu universel ou la fiche de paye, elle doit cette agonie à la faillite de son idéologie et disons le mot de sa théologie.

Depuis plus d’un siècle, depuis la chute de la Commune,  les gauches ont réduit le rapport du capital au travail à l’exploitation en ignorant qu’il repose avant tout sur le salariat, c’est-à-dire sur la transformation du travail en marchandise concurrentielle sur son marché. L’appât du salaire y joue le rôle de motif du travail. C’est une invention qui succède à la corporation.

Tout commence au XIVe siècle lorsque les marchands s’approprient le travail pour fabriquer par eux-mêmes (premier marché du travail à Auxerre en 1393 selon Braudel). Il a fallu quatre siècles, jusqu’aux décrets d’Allarde de mars 1791 suivis de la loi Le Chapelier de juin 1791 (contemporains des droits de l’homme) pour que soient interdites les corporations affiliées à un ordre religieux et respectueuses de l’ordre féodal et pour que soit libéré le marché du travail.

L’analyse critique du salariat inaugurée par Turgot puis poursuivie par Marx a été refoulée par la social-démocratie parlementariste ou violente. De Marx, elle n’a lu qu’une ligne sur deux et, dans la foulée, elle a jeté  le projet de l’abolition du salariat. Cette omerta règne toujours. Elle a commencé du vivant même de Marx, à tel point qu’il s’insurgeait :

« Le capital et le salariat sont liés l’un à l’autre et disparaîtront ensemble. Il est donc absurde de parler de capitalisme sans salariat. »

La pensée « absurde » de gauche, qui perdure aujourd’hui de ses deux façons, archaïque et libérale, a également censuré la pérennisation de la concurrence salariale par la division du travail sur les lieux de production et par la citoyenneté désolidarisée sous le chapeau de l’Etat qui prend la place des religions pour prétendre incarner le lien social.

L’appât du salaire individuel engendre à la fois l’idéologie du chacun pour soi et la soumission au pouvoir d’Etat : le contraire d’une association dans l’existence et la production et dans l’exercice du pouvoir.

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Revenu universel ou kibboutz urbain ?

by Claude Berger on décembre 26, 2016

Billet de 100 francs

Une rumeur hante le cercle des penseurs myopes : le travail va disparaître de l’horizon visible. La robotisation, le recours à la science comme force productive, les nouvelles technologies informatiques feraient disparaître son marché. Une candidate à la présidence nous annonce déjà « la fin du salariat » et l’apparition salvatrice d’une nuée d’auto-entrepreneurs, d’autres observent inquiets la mondialisation du chômage, source de migrations massives, et proposent une recette : le revenu universel aux fins d’occuper les sans-travail risquant de virer à la révolte ou à la délinquance et cela sous prétexte que bientôt pour produire,  il n’y aura plus besoin de travailler.

Ces propos témoignent ou bien d’une incompréhension grave de ce qu’est le salariat ou pire d’une ignorance têtue. Le salariat est une invention qui succède à l’esclavagisme et au servage et à la corporation. Tout commence au XIVe siècle lorsque les marchands s’approprient le travail pour en faire une marchandise concurrentielle et pour fabriquer par eux-mêmes (premier marché du travail à Auxerre en 1393 selon Braudel). Il a fallu quatre siècles, jusqu’aux  décrets d’Allarde de mars 1791 suivis de la loi Le Chapelier de juin 1791 pour que soient interdites les corporations affiliées à un ordre religieux et respectueuses de l’ordre hiérarchique féodal et pour que soit libéré le marché du travail sans possibilité d’association des travailleurs.

L’analyse du salariat et le projet de son abolition ont été étouffés. Cette omerta règne toujours. Elle a commencé du vivant même de Marx, à tel point qu’il s’insurgeait : « Le capital et le salariat sont liés l’un à l’autre et disparaîtront ensemble. Il est donc absurde de parler de capitalisme sans salariat ». La pensée « absurde »  a  réduit le capitalisme à l’exploitation en oubliant qu’il repose sur la transformation du travail en marchandise concurrentielle, (le salariat), une concurrence pérennisée par une citoyenneté désolidarisée sous le chapeau de l’Etat qui prend la place des religions pour prétendre incarner  le lien social. L’appât du salaire individuel sert alors de motivation essentielle du travail, il engendre à la fois la soumission et l’idéologie du chacun pour soi.

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BHL, candidat prophète

by Claude Berger on septembre 30, 2016

Bernard-Henri Lévy (photo : Olivier Roller)

Interviewé sur son essai L’esprit du judaïsme, Bernard-Henri Lévy a tenu des propos qui méritent d’être relevés ;  Laurent Fabius mis en cause puis innocenté dans l’affaire du sang contaminé ? Dominique Strauss-Kahn dans l’affaire du Sofitel ? Selon lui, des pièges possibles mâtinés d’antisémitisme ! Au vu de sa carrière, il ne semblait pas que Laurent Fabius ait subi des attaques antisémites à l’instar des Juifs qui vivent à Sarcelles. De même l’image donnée par  Strauss-Kahn dans d’autres affaires hôtelières n’avait nul besoin d’antisémitisme pour être dégradée, lui qui n’avait sans doute pas lu  La femme et le socialisme d’Auguste Bebel et moins encore son analyse de la prostitution « nécessaire » à la société capitaliste, marchande et « bourgeoise ».

On ne savait pas non plus que Spinoza méritait de se voir refuser un certificat de judéité par le « grand maître » alors que Théodore Herzl  déclarait à propos de Moses Hess, l’auteur « si oublié » de Rome et Jérusalem, qu’il était le « plus grand penseur juif depuis Spinoza » ! Mais  ces propos déplacés ne sont que les révélateurs d’un escamotage de la pensée déjà à l’œuvre avec une prétention inégalée dans ses écrits précédents.

A l’été 2008, la revue Le Meilleur des mondes publiait (dans son numéro 8), un article de Bernard-Henri Lévy intitulé Athènes, Rome et Jérusalem, aux sources de la pensée occidentale. Il y tenait déjà des propos consternants sur l’antisémitisme.

D’un seul trait, il y dédouanait la chrétienté de toute implication dans le façonnement des idéologies qui ont fomenté puis accompli l’extermination des Juifs, ne serait-ce que par un conditionnement propice à la pensée d’une solution finale et cela, autant dans l’histoire passée que dans ses fondements idéologiques. Mieux, dans le but de préserver la chrétienté, il en venait à affirmer que le malheur serait arrivé par une insuffisance de christianisation !

« On dit, on répète, que le christianisme, et, principalement le catholicisme ont pavé la voie du nazisme et acclimaté ses énoncés. Eh bien, je ne crois pas cela. […] il faut se résoudre à l’idée que le nazisme n’a été possible, au contraire, que dans une Europe et dans un pays qui avaient été […] mal labourés par le christianisme » (p.13).

Ces propos défient la vérité historique et toute analyse sérieuse. Jules Isaac, Poliakov ? Connais-pas ! Et l’ignorance ou le rejet ne tenaient pas du seul désir d’occuper la scène médiatisée du moment. Dix ans plus tôt, BHL les tenait à l’identique dans Le Testament de Dieu (p.165) Martelés avec constance, ils témoignent en quelle que sorte d’une « idéologie française » fabriquée par la marque BHL.

« L’idée d’extermination, qu’on le veuille ou non était proprement impensable, voire sacrilège, dans un univers monothéiste où l’Alliance nouvelle succédait à l’Alliance  ancienne,: elle devient possible, pensable, raisonnable, scientifique peut-être, dans le monde déchristianisé et voué aux grandes régressions païennes. » (p.130)

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Nice : la niaiserie officielle

by Claude Berger on juillet 29, 2016

Dessin signé Mesia, publié sur Twitter suite à l'attentat de Nice (détail)

Article publié par l’agence Menapress le 26 juillet 2016.

« Il s’est radicalisé très récemment et très rapidement »… c’est la nouvelle niaiserie offerte par le Ministre de l’Intérieur et répétée à longueur d’onde à propos du criminel islamiste de Nice.

Autrement dit, badauds et futurs électeurs, la conclusion s’impose : vos dirigeants, Cazeneuve, Hollande, Valls sont hors de cause, il était impossible de prévoir le passage à l’acte de quelqu’un qui n’était pas fiché et qui selon un fidèle « ne fréquentait pas la mosquée et ne suivait pas le ramadan » !

Autre conséquence, il faut donc vous habituer, Français,  à votre sort de cibles permanentes, à domicile comme pour le couple de Magnanville ou dans vos festivités comme celle du 14 juillet !

En vérité, ce propos du ministre est révélateur de l’aveuglement de la pensée des dirigeants politiques  face à l’islam et à l’islamisme et  face au terrorisme qui s’en réclame. D’une part, même repérés par les services de renseignements, les terroristes islamistes qui ont sévi à Toulouse, à Paris, à Bruxelles ont pu circuler sans problème et opérer à leur guise. D’autre part, on ne peut plus faire « comme si » il n’y avait pas de problème avec l’islam confronté avec l’extension mondiale du marché du travail.

Un marché qui implique notamment une liberté de circulation des femmes et la perte de la mainmise religieuse sur l’hégémonie sociale au profit de l’Etat républicain. Les bombardements ciblés sur Daesh ne règlent pas le problème du basculement des cités à forte implantation musulmane dans la marginalisation insurrectionnelle d’une partie des populations nourries de l’islam.

Ce problème est mondial et concerne également tous les pays musulmans. Ne pas avoir vu ce phénomène témoigne de l’aveuglement qui a présidé à l’importation massive de mains d’œuvre sans tenir compte des matrices culturelles qui les ont formatées.

Or nos sociétés sont fondées sur la transformation du travail en marchandises sur un marché concurrentiel. L’oublier, l’ignorer c’est aller droit vers une crise du salariat par le surnombre sur ce marché et c’est provoquer les crises identitaires non seulement chez les nations importatrices mais aussi chez les populations migrantes. A terme c’est semer les germes d’une guerre civile. Le discours anti-islamophobe ou anti-amalgame veut taire ce conflit et ne fait que servir la cause de l’islamisme.

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Unesco : le vote de la honte

by Claude Berger on mai 4, 2016

Mur des lamentations

Le 16 avril dernier, la France représentée par Laurent Stefanini a voté à l’Unesco une résolution proposée par l’Algérie, l’Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar, le Soudan. Elle proclamait, sans nuance, le seul caractère musulman du site de la mosquée Al-Aqsa. Ce site repose pourtant sur le Mont du Temple, celui de Salomon, et domine le Mur dit des Lamentations où les Juifs n’ont jamais cessé de prier depuis près de deux mille ans, de la destruction du Temple en 70 jusqu’à nos jours.

Cette résolution n’obéit qu’à un seul but : transformer Israël en puissance colonisatrice « étrangère » qui serait donc illégitime, diaboliser son existence et entretenir le désir de son éradication. Ce négationnisme de la culture juive et du lien continu des Juifs avec la terre d’Israël est le pendant obligé de l’antisémitisme qui n’accorde aucune place aux Juifs dans les pays de la dispersion. A l’antisémitisme qui a œuvré dans le passé, succède et quelques fois s’adjoint celui qui œuvre dans le présent et qui se nourrit de l’islamisme quand ce n’est pas du gauchisme, un gauchisme qui n’a jamais mesuré les effets de l’antisémitisme des pères fondateurs de la gauche, Marx, Proudhon, Bakounine, Fourier sur sa propre mythologie. On passe ainsi du peuple de trop à pays de trop et inversement. Ce n’est pas tant le nombre des attentats et des actes antisémites commis en France qui mine les Israélites de l’Hexagone, que ce sentiment d’une nouvelle exclusion qui les ostracise comme représentants d’un Etat étranger et les pousse vers la sortie.

Une fois déposées les lunettes de la diabolisation d’Israël et des Juifs, c’est l’islamisme naissant qui en 1947 se révèle la source du conflit israélo- palestinien. Dirigé par le Mufti proche d’Hitler – qui sera épargné par la France d’une arrestation par la Grande Bretagne- le camp palestinien obnubilé par le seul refus islamique d’un Etat juif rejette tout partage et ne songe même pas à construire son Etat dans la partie qui lui est dévolue et qui sera occupée par les Jordaniens vingt ans durant. L’ensemble des media convertis à la diabolisation d’Israël participera à la manipulation des opinions publiques par une sémantique appropriée. On ne parlera plus de Judée et de Samarie mais de « Cisjordanie ». On évoquera des territoires occupés et non pas disputés, pour cacher que ces territoires ont été repris, en 1967, par Israël aux Jordaniens, qui les occupaient depuis 1948. Et que la ligne dite de 67 correspond à une ligne de cessez-le-feu et non pas à une frontière négociée entre Israéliens et Palestiniens. Dans le même temps, les Juifs étaient chassés des pays musulmans suite aux défaites des armées arabes à l’issue des guerres de 1948 et de 1967, dont l’unique but était d’éradiquer le nouvel État d’Israël. Israël dont 20% de la population est arabe est donc confronté à l’islamisme depuis sa création mais fait nouveau la France est désormais elle aussi confrontée au même islamisme que ce soit celui de Daesch, celui qui fait trembler l’Afrique ou celui qui s’agite dans les cités assassines. Un islamisme porté à la négation de l’autre. Ménager l’islamisme aux portes d’Israël et maintenant aux portes de l’Egypte et prétendre le combattre ici témoigne d’une faiblesse, d’un aveuglement ou pire d’une lâcheté. Le vote de la résolution de l’Unesco, ce vote de la honte, a été commis au nom du peuple français et ne fait qu’alimenter l’idéologie islamiste, chiite ou sunnite, qui ne connait pas de frontières. Tant que la France ne changera pas de politique à l’égard d’Israël, on peut légitimement douter du bien-fondé de son action pour la sécurité des Français, Juifs ou non, désormais confrontés au même terrorisme que les Israéliens.

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Le délit d’antisionisme, crime contre l’humanité ?

by Claude Berger on février 7, 2016

Manuel Valls

Article publié par l’agence Menapress le 3 février 2016.

Manuel Valls, le Premier ministre français, s’efforce de rassurer la communauté juive et ceux qui, en dehors d’elle, s’inquiètent de la banalisation de l’antisémitisme et de l’augmentation des agressions antijuives. Mais le Premier ministre n’a pas vu que la donne a changé : si l’antisémitisme identitaire se conjuguait jusqu’ici avec l’islamisme, l’islamo-gauchisme et le vieux tiers-mondisme pour nourrir l’antisionisme, c’est désormais la diabolisation d’Israël et l’antisionisme qui nourrissent l’antisémitisme, faisant des Juifs des représentants d’un pays étranger, voire « illégitime », qui n’auraient pas leur place ici.

A tel point qu’il devient méritoire d’afficher en public une simple évocation positive d’Israël, un pays confronté à l’islamisme depuis l’origine de son existence. Alors qu’auparavant, après la Shoah et la culpabilisation des propos antisémites, on a évolué inconsciemment de peuple de trop à pays de trop pour condamner Israël ; on passe désormais de pays de trop à peuple de trop pour ostraciser les Juifs. Ce n’est pas tant le nombre des attentats et d’actes antisémites commis en France qui mine les Israélites de l’Hexagone, que ce sentiment d’une nouvelle exclusion qui les met en porte-à-faux et les pousse à partir.

M. Valls n’a sans doute pas remarqué que c’est son propre gouvernement, encadré par ses mouvances de gauche, qui mène une stratégie de diabolisation d’Israël en ne s’opposant pas à des démarches caricaturalement hostiles à l’État hébreu, auprès de l’UNESCO ou au sein de l’ONU. Des démarches  allant jusqu’à islamiser des sites historiques juifs dans le seul but de faire porter la responsabilité du conflit par Israël,   accusé « d’occupation » et de « répression » de façon à l’assimiler à un État colonial et partant, illégitime.

L’ensemble des media convertis à la même obédience participe à la manipulation des opinions publiques par une sémantique appropriée. On ne parle plus de Judée et de Samarie mais de « Cisjordanie ». On évoque des territoires occupés et non pas disputés, pour cacher que ces territoires ont été repris, en 1967, par Israël aux Jordaniens, qui les occupaient depuis 1948.

Initialement destinés par l’ONU, en novembre 1947, à l’installation de deux pays, les forces arabes et les Arabes de Palestine, obnubilés par leur seul refus d’un État juif, n’ont jamais songé à y constituer le leur, pendant que les « territoires » étaient occupés, vingt ans durant, par les Jordaniens.

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Marx, Mahomet et l’islamo-gauchisme

by Claude Berger on décembre 19, 2015

Karl Marx

L’inquiétude ressentie par la population est fondée : ce n’est pas avec des Rafales lancés sur l’Etat islamique en Syrie et en Irak qu’on éliminera les cellules dormantes de l’islamisation de la France. Son programme ? La charia pour tous ou la mort violente.

Dans notre roman national, il a fallu la contrainte violente imposée par la révolution française puis la lutte anticléricale pour obliger l’Eglise inquisitoriale à ne plus gérer l’hégémonie sociale sur la base de ses dogmes. Et ainsi à privilégier son discours d’amour de l’humanité. Elle devint alors compatible avec la république. Or, aujourd’hui, c’est autant l’islam qui se veut paisible que l’islam qui se veut violent qui affichent chacun à leur façon cette même ambition dogmatique d’hégémonie sociale et aucune frontière hermétique ne les sépare. L’islam radical prolifère sur la base de l’islam paisible. Tant qu’une volonté combative tant dans les pouvoirs publics que dans la population musulmane elle-même ne se manifeste pas pour contraindre l’islam à la réforme, il est illusoire de s’attendre à la rémission du fascislamisme qui s’est développé sur le sol de France parmi la jeunesse des cités.

Que ce fascislamisme trouve des complaisances dans une extrême gauche ou profite de l’aveuglement d’une gauche qui établit de manière simpliste une équation entre chômage et radicalisation dans l’espoir d’y trouver un anticapitalisme et des prolétaires de substitution , c’est certain. Mais de là à y voir une « alliance opportune entre le Coran et le Capital, entre Mahomet et Marx », comme l’écrit Ivan Rioufol (Le Figaro du 27 novembre 2015), le propos est simpliste et le cliché ne permet pas d’élever le lecteur quant aux rapports entre l’oeuvre de Marx et la gauche lénino-stalinienne d’abord, puis la social-démocratie actuelle divisée entre libéraux, frondeurs et anticapitalistes archaïques. Leur « marxisme » n’a rien à voir avec le texte de Marx qui le fustigeait déjà à son époque. Leur erreur suprême réduit le capitalisme à l’exploitation au lieu de le faire reposer sur la transformation du travail en marchandises concurrentielles sur un marché, celui du travail. Cette lecture-censure, cette première omerta opérée par la gauche, toutes tendances confondues, perdure.

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Islamisme : une matrice culturelle mortifère

by Claude Berger on décembre 2, 2015

Fillettes en prière en Malaisie

Article publié par l’agence Menapress le 21 novembre 2015.

Mercredi 11 novembre 2015, le ministre français de l’Intérieur entonne un cocorico. Ses services ont déjoué un attentat dirigé contre la base maritime de Toulon. Il bombe le torse : admirez notre efficacité ! Le vendredi suivant, six attentats coordonnés déciment la population parisienne et révèlent l’imprévoyance coupable des autorités. C’est un carnage : 130 morts, 352 blessés dont 99 au pronostic grave et incertain.

Dimanche, la foule parisienne tient à manifester son émotion en dépit de l’interdiction de se réunir mais elle cède à la panique et se bouscule à la suite d’une rumeur de tirs infondée. Apeurée, elle a compris instinctivement qu’elle n’était pas protégée, qu’un nouvel attentat pouvait survenir à tout moment, et pire, que la classe politique au pouvoir, quelle que soit son orientation, est dépassée par un phénomène qu’elle est amenée à combattre sans le comprendre.

Déjà les « élites » politiques veillent à ce que les médias n’évoquent que des « terroristes » sans les qualifier d’ « islamistes ». Huit millions de musulmans, ça pèse énormément, électoralement parlant. Et puis, ce serait reconnaître que l’islamisme qui assassine en France naît et recrute en France (10.500 individus fichés comme radicalisés). Ce serait avouer que chaque ville possède au moins une zone radicale et sa mosquée salafiste, que les recrues tueuses peuvent aussi provenir, comme on pouvait le prévoir, des flux migratoires venus d’Orient ou d’Afrique. Ce serait admettre, enfin, que c’est par un double aveuglement que la vieille mère France a laissé s’installer sur son sol une culture islamiste qui souhaite son éradication. Mais nos sociétés ne contrôlent pas leur conscience.

Premier aveuglement, nos sociétés ne reposent pas seulement, comme elles le croient, sur les « droits de l’homme et du citoyen », proclamés lors de la Révolution française. A la même époque furent aussi légitimés les droits du marché du travail par la loi Le Chapelier, au détriment du servage et de la corporation.

Impact d’un marché libre : le travail y est une marchandise concurrentielle, qu’on achète ou qui se vend au meilleur prix. C’est le système du salariat. C’est l’Etat qui, dominant la société civile, incarne alors l’hégémonie et prolonge cette concurrence par une citoyenneté désolidarisée : il ne connaît que des citoyens – par ailleurs marchandises sur ce marché du travail.

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L’inconscient culturel et l’intifada des couteaux

by Claude Berger on octobre 30, 2015

L'inconscient culturel et l'intifada des couteaux

Article publié par l’agence Menapress le 23 octobre 2015.

Une décapitation au couteau commise en France, une autre, en Algérie, sur un Français, tout être « normal », choqué, désigne l’ennemi : le djihadisme, qui prend sa source dans l’islam. Tout comme les bûchers de l’Inquisition, qui poursuivaient les Juifs, les chrétiens « déviants » et les « sorcières », puis les protestants, trouvaient leurs origines dans la démonologie et le pouvoir de l’Eglise moyenâgeuse.

Or aujourd’hui, un président d’une république portant le nom de France, et un ministre des Affaires qui lui sont étrangères, osent prétendre que les attentats de janvier à Paris contre Charlie Hebdo et une épicerie juive, n’ont « rien à voir » avec l’islam.

On voudrait nous convaincre que la décapitation d’Hervé Cornara est un fait divers sans conséquences et sans suites.

Conséquemment, lorsqu’il s’agit de l’Intifada des couteaux, dirigée contre la population d’Israël, des assassinats commis au cri d’ « Allahou Akbar » (Dieu est grand), la présentation médiatique en amoindrit volontairement le choc, et inverse les responsabilités : ce ne sont plus les assassins fanatiques qui sont coupables de ces actes mais la domination, voire « l’occupation » israélienne de la Judée et de la Samarie, ou même l’existence d’Israël qui en sont responsables.

Parce que cette démocratie israélienne, dont 20% de la population est arabe, musulmane ou chrétienne, transformerait les Palestiniens en peuple martyr, ce qui justifierait toute forme de révolte et tous les assassinats.

Si certains désignent la « frustration politique » des jeunes Palestiniens devant le blocage d’une solution de partage et de réconciliation, ils oublient – ignorance, aveuglement ou bêtise – la phobie antijuive de l’Islam et des pays musulmans, qui, pour la plupart, n’ont d’ailleurs à ce jour pas accepté le principe de l’existence d’Israël.

En 1947, c’est le chef du mouvement palestinien, le Grand mufti de Jérusalem, collaborateur d’Hitler et de son plan d’extermination des Juifs, deux ans en poste à Berlin avant d’en être exfiltré par la France, qui rejette toute solution de partition en deux Etats après l’échec de la guerre d’éradication de l’Etat d’Israël, Etat proclamé en vertu d’un plan de partage onusien.

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« Le fascislamisme se fabrique devant nous comme autrefois le nazisme »

by Claude Berger on avril 2, 2015

Entretien publié par le magazine suisse Revue Juive en avril 2015.

Itinéraire d'un Juif du siècleClaude Berger est un penseur politique iconoclaste, auteur notamment de « Marx, l’association, l’anti-Lénine » (1974) et de « Pourquoi l’antisémitisme ? » (2013). Quelques semaines après les attentats meurtriers de Paris, il analyse ici les ressorts du « fascislamisme » et les causes de l’antisémitisme. Entretien.

Né à Paris en 1936 dans une famille de Juifs pauvres originaires d’Europe de l’Est, Claude Berger a porté l’étoile jaune et frôlé la déportation pendant la Seconde Guerre mondiale. Cet ancien militant communiste et anticolonialiste a été un dentiste social avant d’ouvrir un restaurant ashkénaze dans le quartier du Marais. Sa critique de la société salariale a influencé notamment Otelo de Caravalho, le meneur de la Révolution portugaise de 1974. Grand alpiniste, amoureux de poésie française et de chanson yiddish, Claude Berger vient de faire paraître Itinéraire d’un Juif du siècle aux Editions de Paris. Une autobiographie qui est l’occasion de présenter une pensée singulière arrachée à une vie tourmentée qui traverse le XXe siècle juif et européen.

Revue Juive : Le lendemain de la tuerie de Charlie Hebdo, vous avez écrit un article intitulé « Honorer la mémoire des victimes, c’est dire la vérité ». D’après vous, quelle est cette vérité que l’on ne dit pas ?

Claude Berger : L’assassinat des caricaturistes, c’est l’affirmation de l’islamisme, impitoyable et totalitaire. L’assassinat des Juifs, c’est l’affirmation de son fantasme final : leur élimination en tous lieux : Toulouse, Bruxelles, Paris, Israël… Au-delà de l’émotion, la manifestation parisienne lui a opposé la libre expression sans évoquer son but et sans voir sa genèse dans un islam assoupi plutôt que modéré alors qu’aucune frontière ne les sépare. Et elle a négligé le projet de tuerie des Juifs : les « je suis Charlie » se sont peu transformés en « Je suis Juif ». Dire la vérité, c’est ne plus s’aveugler face au « fascislamisme » : il se fabrique devant nous comme autrefois le nazisme. C’est dévoiler l’inconscient culturel européen plutôt indifférent au sort des Juifs et diabolisant volontiers Israël. C’est aussi voir que l’islamisme est à l’origine du conflit israélo-palestinien, le mufti de Jérusalem, proche collaborateur d’Hitler, sauvé par la France, ayant refusé le partage pour ne pas accepter d’Etat juif.

Pour vous l’islamisme est donc une nouvelle menace totalitaire aussi dangereuse que le furent le nazisme et le stalinisme ?

La menace de l’islamisme se déduit de ses crimes : imaginez des armes nucléaires aux mains des djihadistes sunnites et des ayatollahs chiites ! Violence et projet totalitaire, charia conquérante et conversion ou mort des « mécréants »: rien à envier aux totalitarismes précédents. Le totalitarisme naît d’une pensée totalisante qui, dans des circonstances précises, devient totalitaire. On affirme des dogmes puis on divise le monde en deux: les Aryens et les Juifs, les progressistes et les réactionnaires… L’Eglise avec l’Inquisition et la Contre-Réforme, suivit cette voie lorsque naquit le salariat qui signifie la libre circulation des hommes et des femmes sur un marché du travail, une liberté antagoniste à son hégémonie. L’islam immuable sur ses dogmes, affronté au salariat concurrentiel, opère son passage du totalisant au totalitaire. Pourquoi l’islam de la majorité nourrit-il le radicalisme ? Sa crainte de la perte identitaire laisse filer la violence qui est au cœur de ses dogmes.

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