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L’héritage de la mère vierge

by Claude Berger on février 28, 2019

« C’est pourquoi je crois agir selon l’esprit du Tout Puissant, notre créateur, car en me défendant contre le Juif, je combats pour défendre l’œuvre du Seigneur ».

Cette phrase est tirée de Mein Kampf et son auteur, c’est Hitler. Il y affirme le lien entre sa foi chrétienne, qui lui a été transmise, et son antisémitisme radical.

S’il existe un sujet digne d’intérêt pour la compréhension des événements tragiques de l’histoire, des bûchers de l’inquisition au décret espagnol du sang impur et du port de la rouelle, à la Shoah, comptable d’un million cinq cent mille enfants assassinés, c’est bien la mise au jour et l’étude de la façon dont fonctionne ce lien.

Auparavant, Léon Poliakov avait démystifié l’omerta qui règne sur le sujet :

« On croit deviner les raisons pour lesquelles l’érudition du XXe siècle préfère se taire sur les diatribes antijuives d’un Voltaire ou d’un Kant, d’un Proudhon ou d’un Marx » et « de se demander s’ils n’expriment pas une orientation essentielle de la pensée occidentale ».

Poliakov concluait que:

« C’est à la théologie […] que revient le rôle primordial (celui d’une infrastructure si l’on veut) dans les mutations de gauche ou de droite de l’antisémitisme. » (Avertissement, Histoire de l’antisémitisme, t3)

Quelle est donc cette infrastructure qui va subir des mutations pour passer du nazisme au bolchévisme ? De l’inquisition à l’expulsion ? De la haine aux pogromes ?

Chaque peuple se cherche une origine et un chemin de vie, une conception de la parentalité, de la sexualité, de la reproduction, de la spiritualité et de la mort ; chaque peuple antique se trouve des dieux père et mère « à l’origine » ou bien des dieux multiples.

Le judaïsme rompt avec cette tradition. Le statut de Dieu est celui d’une puissance céleste aussi inimaginable que le statut de l’infini du cosmos ou celui de l’infini du temps, sans aucun rapport avec un quelconque anthropomorphisme.

Les ancêtres, chez les Juifs, sont des gens faillibles, en recherche, imparfaits et mortels et non pas des êtres divins.

Le christianisme inventé par Paul après la mort de Jésus qu’il n’a pas connu, dissident du judaïsme et proche des cultes agnostiques et des cultes à mystères, rétablit une parentalité projetée au ciel : une mère vierge, une conception immaculée et un fils divin, sauveur du péché originel.

On peut y décrypter la projection au ciel d’un amour incestueux de la mère et du Fils Dieu, accompagné d’un meurtre symbolique du père réel. L’inceste étant interdit dans toutes les sociétés, il s’ensuit un tabou sur l’acte de chair qui est qualifié de péché originel « hostile à Dieu », au même titre que les Juifs sont déclarés « hostiles » à Dieu et « ennemis de tous les hommes » (Thessaloniciens 1,2).

En refusant l’eucharistie, le Juif reste donc porteur du péché originel, tout en étant attaché au père réel qui, lui, assume l’acte de chair. Selon la Cabale, cet acte se doit d’être un acte de communion entre Dieu, la femme et l’homme, à la condition que celui-ci accueille enfin son côté féminin refoulé, pour être ainsi à l’image de Dieu « mâle et femelle » et que l’union soit aussi celle de leurs âmes.

Le schéma paulinien de l’immaculée conception, du couple Vierge et du Fils-Dieu pur et sauveur du péché originel par le moyen de la fusion eucharistique engendre une équation mystérieuse de quatre termes :

1. Le juif est à l’origine de la chute par le maintien du péché originel.

2. Il est un corps étranger sale et visqueux comme le sperme du père hors du ventre de la mère.

3. Il complote pour rétablir le pouvoir du père satanique :

« Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père », est-il écrit dans Jean 8.

4. En conclusion, il faut l’éliminer :

« Que seulement disparaisse celui qui fait obstacle, et alors se révélera l’impie que le Seigneur détruira du souffle de sa bouche et anéantira de l’éclat de son avènement […] L’apparition de cet impie se fera par la puissance de Satan » (Thessaloniciens (2,2,7,9).

Le rejet de l’acte de chair réputé satanique, suscite une pulsion de mort ou, pour le moins, une pulsion d’éviction du Juif de la scène. Tel est pour le moins la conséquence du schéma paulinien qui invite également l’esclave à ne pas se révolter du fait qu’au ciel les derniers seront les premiers (a contrario de la pulsion judaïque de sortir de l’esclavage).

Cette équation mystérieuse fonctionne et a fonctionné comme une véritable matrice culturelle de formation des individus et n’agit pas, loin de là, uniquement par les textes mais par les rapports hommes-femmes, parents-enfants, et par une conception de la sexualité et de la parentalité à la façon d’un petit lait maternel. Au final cette matrice engendre un inconscient culturel qui détermine les comportements et les opinions politiques, et que l’on peut détecter dans l’antisionisme et dans l’antisémitisme actuels.

Ce sont les mutations sécularisées de cette matrice que nous devons suivre pour comprendre le façonnement du discours hitlérien et nazi :

« Le Juif […] est et demeure le parasite type, l’écornifleur qui, tel un bacille nuisible, s’étend toujours plus loin sitôt qu’un sol favorable l’y invite. Là où il se fixe, le peuple qui l’accueille s’éteint au bout de plus ou moins longtemps […]. Il empoisonne le sang des autres, mais préserve le sien de toute altération […] sa raison d’être est de réduire en esclavage, et par là, d’anéantir tous les peuples non-juifs […] » (Hitler, Mein Kampf)

Le Juif à l’origine de la chute, le Juif comploteur, le Juif corps étranger, le Juif qu’il faut éliminer… tout y est.

Bien évidemment, en contrepoint, le discours chrétien qui a fait amende honorable, est riche d’amour fusionnel, asexué, de pureté, d’esthétique et de compassion, un auteur célèbre en avait pris la défense, tout en défendant la légitimité du peuple juif sur la terre d’Israël, il s’agit de Chateaubriand dans Génie du christianisme.

Mais l’équation mystérieuse issue de la matrice culturelle paulinienne n’avait pas révélé ses futures mutations. Celles qui allaient formater les « chrétiens germaniques » précurseurs du nazisme, celles qui allaient marquer les grands auteurs de la gauche : Marx qui souhaitait rendre le Juif « impossible », Proudhon qui voulait l’exterminer, Fourier lui voir refuser les droits civiques, Bakounine « dissoudre ce peuple-sangsue », sans que jamais les adeptes n’analysent les effets de leur antisémitisme sur leurs propres théories, y compris sur leurs conceptions sociétales du grand renversement des premiers par les derniers, du soir final, et du messie prolétarien, tous critères qui ne font que séculariser une matrice culturelle tapie dans l’inconscient.

Il est temps de démonter l’équation mystérieuse, d’autant plus mystérieuse qu’elle n’est pas altérée, loin de là, par la matrice culturelle islamique en matière de charia, de sexualité, de parentalité, d’antisémitisme et de dhimmitude.

La convergence de divers courants de gauche qui diabolisent Israël en activant le passage de « peuple de trop » à « pays de trop » et vice-versa, constitue la nouvelle face de l’antisémitisme mondialisé.

Il est temps de saisir les enjeux et la menace du fait islamiste cantonné dans le refus du fait juif dès les origines : un chef pro-nazi, en 1948, à la tête des Palestiniens et refusant tout Etat juif. Quant au sionisme politique, il naît en 1862 avec un auteur, Moses Hess, qui, après en avoir été proche, entreprend de faire la critique de l’antisémitisme de Marx et dresse le tableau d’une opposition entre la pensée de Rome et celle de Jérusalem. Un débat actuel.

A quand une mise sur le divan de l’inconscient culturel ?

Article initialement publié par l’agence Menapress le 21 février 2019.

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