L’islam, l’islamisme et les aveugles

by Claude Berger on avril 3, 2018

Il faut désormais s’habituer à vivre sous la menace permanente d’attentats islamistes réputés « imprévisibles », tel est l’aveu d’impuissance que délivrent les dirigeants du monde occidental face aux attentats récents qui ont endeuillé la Grande Bretagne, la Belgique, la France, l’Allemagne, l’Australie, l’Iran, l’Egypte, l’Afghanistan…

Impuissance, incompréhension et aveuglement face au profil des terroristes assassins qui, pour une bonne part, sont classés dans la case des « déséquilibrés » agissant sans lien direct avec le terrorisme organisé de Daesh ou d’Al-Qaïda.

C‘est ignorer gravement qu’il n’y a pas de frontière hermétique entre l’islam ordinaire dit « modéré » et l’islamisme violent, tout comme il n’y a pas de frontière hermétique entre le terrorisme islamiste commandité et le terrorisme islamiste spontané.

Cette ignorance, cet oubli témoigne d’une déficience sévère dans l’analyse des cultures de la part des politiques qui, obéissant au seul credo de la soumission au marché libre et concurrentiel du travail, prônent un modèle multiculturel sans garde-fous.

De ce point de vue, nos sociétés sont inconscientes d’elles-mêmes.

C’est une histoire qui remonte à la Révolution française lorsqu’elle adopte dans le même élan les droits de l’homme, l’interdiction des corporations et la suprématie du libre marché du travail réduit à une marchandise concurrentielle sans tenir compte de la culture des postulants, fût-elle mortifère.

La même erreur sera reconduite par Marx qui, tout en s’insurgeant contre le système du marché du travail, réduira la culture, chrétienne et plus particulièrement juive à une position et à une idéologie de classe.

De nos jours, cette même inconscience, de droite ou de gauche, oubliera ainsi que les migrants dits « économiques » sont aussi des migrants culturels. Le triste exemple d’un évènement survenu en 2015 est là pour nous le rappeler : sur une embarcation chargée de cent douze migrants et menaçant de sombrer, une quinzaine de musulmans jettent douze chrétiens, surpris en train de prier, à la mer.

L’assassinat de Sarah Halimi, violentée et défenestrée malgré ses cris et la présence policière dans son immeuble, et le silence médiatique qui a suivi, est là pour nous rappeler l’aveuglement toujours actuel face à cet islamisme spontané dont les acteurs sont qualifiés de « déséquilibrés ». Encore heureux lorsqu’ils ne sont pas excusés comme victimes de « l’islamophobie » ou de la misère économique.

[Celui de Mireille Knoll après les attentats meurtriers du sud de la France, à Marseille, à Carcassonne, à Trèbes, devrait nous inciter à crier « c’est assez » !]*

Il est grand temps de poser la question de l’islam de façon objective, temps de reconquérir « les territoires perdus de la République » en démantelant les contre-cultures qui s’y sont développées.

On ne saurait oublier de ce point de vue qu’avant de devenir compatible avec la République, l’Eglise inquisitoriale dut subir la contrainte révolutionnaire et la lutte anticléricale, admettre la Réforme puis, après la seconde guerre mondiale, faire un travail sur elle-même pour se démarquer d’un antijudaïsme ayant pu alimenter l’antisémitisme exterminateur.

L’islam repose également sur un dogme clivant : Mahomet est le Prophète et ne pas y croire rejette du côté des mécréants. S’ensuit l’obligation de conquérir l’univers.

Mais le schéma parental et sexuel sous-jacent sous le modèle du Prophète, resté sans analyse, implique une oppression des femmes et une pulsion de mort dirigée contre les Juifs, les apostats et les chrétiens. Pulsion qui trouve sa jouissance dans la mort des mécréants.

Soumettre la volonté de spiritualité et de morale affichée dans l’islam à l’instar des autres religions mais contredite par la violence, à une mise sur le divan est une nécessité. Introduire la critique de cette violence conquérante dans les lieux d’éducation est un devoir.

D’autant que les matrices culturelles qui façonnent les individus hors des textes, ne façonnent pas qu’un islam rituel susceptible de se radicaliser, elles façonnent un islam culturel qui lui aussi se radicalise. Les tueurs de la plupart des différents attentats récents n’étaient nullement experts en commentaire coranique. Cet islamisme culturel opère sur le sol français, il est dans l’air que respirent nos jeunes, il est dans la haine de la culture française. Il se diffuse dès le plus jeune âge peu ou prou dans ce qui se transmet par l’inconscient culturel.

Le recours à la laïcité comme barrière défensive érigée contre l’islamisme ne suffit plus. Il y a lieu aujourd’hui d’assumer ce choc des cultures en faisant appel à la critique historique et à la psychanalyse pour démonter ce qui dans l’islam pousse à la violence.

La mondialisation du marché du travail et du salariat avec la liberté de circulation des femmes qu’elle suppose, signifie pour l’islam la perte de son hégémonie culturelle, d’où sa réaction violente, une réaction qui n’en est qu’à son début.

En 1948, le mouvement palestinien dirigé par le mufti Husseini, qui fut deux ans en poste à Berlin près de son ami Hitler, s’ancrait dans le refus du fait juif et d’un Etat juif sans même songer à faire son propre Etat sur la partie qui lui était dévolue, ce qui a déclenché l’expulsion et l’exil des Juifs des pays arabo-musulmans, un exil refoulé. C’était la naissance de l’islamisme.

Aujourd’hui, celui-ci s’en prend aux chrétiens, aux coptes, au monde occidental, aux musulmans modérés qui en sont aussi les victimes. Il y a lieu désormais de mener ce choc des cultures sans se contenter de mesures militaires ou policières qui ne concernent que l’islamisme commandité et qui délaissent l’islamisme spontané qui s’engendre au cœur des cités.

[Honte donc à ceux qui, indignes, prétendent « lutter contre l’antisémitisme » sans désigner l’islamisme commandité et spontané qui menace à la fois par ses crimes, juifs et non juifs. Honte à ceux qui, sous couvert du « vivre ensemble » et d’une charge contre une prétendue « islamophobie », se trompent d’époque et se révèlent complaisants envers ce « fascislamisme » qui se fabrique devant nous. Hommage à Mireille Knoll, à Sarah Halimi et aux victimes des attentats de Marseille, de Carcassonne et de Trèbes.]

*Cet article a été initialement publié sur le site de la CJFAI le 14 juin 2017. Les paragraphes entre crochets ont été rajoutés à l’occasion d’une mise à jour en avril 2018.

4 comments

si vraiment, à en croire cet article, il n’y a « pas de frontière hermétique entre l’islam ordinaire dit « modéré » et l’islamisme violent » j’apprends donc avec une inévitable inquiétude que j’ai pour ami(e)s des gens violents -je veux parler de celles et ceux des musulmans qui m’honorent de leur fraternelle amitié.

by luc nemeth on 23 juin 2017 at 15 h 57 min. #

Le vil-magouilleur Claude Berger a perdu toute dignité…

Le procédé qui consiste à réafficher (!) un commentaire de… 2017 en contrebas d’une version réactualisée d’un article parue en… 2018 et dont les modifications consistent dans des allusions au meurtre de Mireille Knoll, donne une idée de ce qui tient lieu de web-déontologie en milieu juif-de-droite…
Pour le reste je n’ai pas à raisonner au conditionnel et à savoir ce que j’aurais répondu, ou même si j’aurais répondu, à ce nouvel article. A priori je ne vois rien à ajouter, retrancher ou modifier à ce que j’avais rappelé si besoin était. Je ne suis pas sûr toutefois, et par hommage envers Mireille Knoll derrière laquelle on s’abrite ici, que je serais intervenu.

by luc n. on 9 avril 2018 at 10 h 22 min. #

Vous être fatiguant avec votre parano. L’article a simplement été mis à jour, votre commentaire est donc resté où il était.

by Admin on 14 avril 2018 at 14 h 57 min. #

le seul parano (sans guillemets) en cette affaire est le sans-dignité Claude Berger qui pour brouiller les pistes a d’abord… désaffiché son article de 2017 et a ensuite achevé d’égarer les lecteurs en présentant l’article opportunément remanié comme ayant « été initialement publié sur le site de la CJFAI le 14 juin 2017 », ben voyons.
Mais bon, n’en parlons plus puisque le salopard vient d’avouer la manoeuvre.
Citons, citons sans… modération le sans-dignité Claude Berger :
« L’article a simplement été mis à jour, votre commentaire est donc resté où il était ».
Encore un, qui aurait fait une belle carrière à ‘L’Huma’

by luc n. on 24 mai 2018 at 12 h 14 min. #

Ecrire un commentaire

Required.

Required. Not published.

If you have one.