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Moses Hess, le rabbin rouge aujourd’hui

by Claude Berger on février 27, 2013

Article paru dans les Cahiers du Cercle Bernard Lazare de février 2013.

« Depuis Spinoza, les Juifs n’ont pas eu de plus grand esprit que ce Moïse Hess si oublié. »

Qui parle ainsi de Moses Hess ? Théodore Herzl. Malgré l’hommage appuyé du père fondateur du mouvement sioniste, il est à craindre que Moses Hess soit non seulement « oublié », mais méconnu et même inconnu.

Prononcez le nom de Marx et chacun à son sujet en dit peu ou prou. Prononcez celui de Moses Hess : silences et chuchotements ! Cela du seul fait que le XXème siècle a été pour une grande part dominé par le bolchévisme léniniste qui se revendiquait « marxiste » contre toute vraisemblance.

En dehors de la mythologie révolutionnaire de la crise politique et de la « dictature du prolétariat » troquée contre celle du parti, le léninisme n’a rien à voir avec Marx. Outre que Marx se méfiait des « marxistes », Lénine prônait un capitalisme d’Etat donc un salariat d’Etat au bout des luttes revendicatives coiffées par le parti dictatorial alors que Marx concevait l’abolition du salariat à la suite de luttes par l’association se transformant en luttes pour l’association , c’est-à-dire une forme sociale, imprécise à son époque, réunissant pouvoir, production, existence qui serait proche d’un nouveau concept de commune.

Ce qu’on appelle « marxiste » est donc le plus souvent du « léninisme » et le paradoxe veut qu’en même temps que fut censuré cet aspect libertaire fondamental de Marx par les léninistes, une véritable omerta s’exerça sur son antisémitisme. Un antisémitisme furieux qui souhaitait « émanciper la société du judaïsme », « le supprimer», « rendre le juif impossible ». A la même époque, Proudhon déclarait qu’il fallait « renvoyer cette race en Asie ou l’exterminer ».

Bien évidemment, les « marxistes-léninistes » sur la défensive prétendirent que ces propos de Marx dans La question juive étaient œuvre de jeunesse. Mais ses propos ultérieurs ne firent qu’illustrer cette conception première. Ne dit-il pas à propos de la révolution de 1848 que :

« Le petit bourgeois […] fut contraint de se livrer directement aux mains des Juifs de la Bourse contre lesquels il avait fait la révolution de Février. »

N’accuse-t-il pas Lassalle de concentrer en lui les tares supposées du « nègre », comme il l’appelle, et du Juif :

« Il descend, ainsi que le montrent la forme de sa tête et sa chevelure, des nègres qui se sont joints aux Juifs lors de la sortie d’Egypte […] ce mélange de judaïsme et de germanité avec une substance nègre de base ne pouvait qu’aboutir à un curieux produit. L’importunité de l’homme est également négroïde. »

Ne le traite-t-il pas tantôt de « youtre » et tantôt de « youpin » ? Sur ce point, Marx est proche aussi de Bakounine, lui qui justifie les pogromes populaires contre ce qu’il appelle « le peuple sangsue », un peuple formé de « petits juifs immondes […] qui ne se nourrissent que d’ordures » (Adresse aux compagnons de la fédération jurassienne de mars 1872, Œuvres complètes, t.3).

Cet antisémitisme du socialisme des origines, qui n’affecte pas Saint-Simon, provient de la sécularisation de la matrice culturelle chrétienne qui place le Juif « ennemi du genre humain, hostile à Dieu » (Thessaloniciens 2) à l’origine de la chute de l’humanité : après avoir été meurtrier du Fils-Dieu, on le proclame ici initiateur du change donc coupable de la nouvelle chute par l’invention du capitalisme et du salariat. Cette sécularisation aura d’autres effets. Elle façonnera une mythologie révolutionnaire fondée sur le renversement des premiers par les derniers mais aussi sur le ressentiment lié à la lutte des classes. Quant aux Juifs de la religion du Père voués à la disparition dans les royaumes de la religion du Fils, ils seront à nouveau programmés pour un tel sort dans les textes des « révolutionnaires » vénérés.

Les découvertes de Moses Hess

C’est là qu’intervient le génie de Moses Hess. Son trajet mérite d’être conté. C’est lui qui initie Engels à ce qu’il appelle le « socialisme vrai » : un socialisme privilégiant l’éthique sur le ressentiment. Un socialisme qui insiste sur « la liberté morale », sur le problème de la liberté de l’individu et l’autonomie de la personne humaine. Un socialisme qui s’opposera très vite au matérialisme à prétention « scientifique » et au déterminisme de Marx par ailleurs manœuvrier, autoritaire et méprisant. Un socialisme qui, par ses thèmes, révèle une intuition qui peut paraître prémonitoire. Ce sera la rupture entre Moses Hess et Marx et Engels : « Mes propres camarades m’ont dégoûté de la lutte politique en Allemagne » (5ème lettre) dira Moses Hess. Puis il part en guerre contre l’antisémitisme dont Marx se fait le propagandiste en 1843 avec ses réflexions sur « la question juive ».

Et Moses Hess désigne à son origine la pensée de Rome, religieuse ou sécularisée, qu’il oppose à celle de Jérusalem et son culte de l’histoire comme à celle d’Athènes et son culte de la nature et de la raison. Il désigne aussi l’islam, l’autre religion totalisante pouvant devenir totalitaire, dans le façonnement de l’antijudaïsme et de l’antisémitisme :

« Une religion comme la religion juive, qui n’est ni exclusivement matérialiste, ni exclusivement spiritualiste, est comme l’amour : grâce à elle l’esprit s’épanouit dans le corps et le corps dans l’esprit. L’ennemi le plus grand et le plus dangereux de la religion juive fut, dans l’Antiquité, chez les Sémites, une religion de l’amour matérialiste qui dégénéra en sensualité vulgaire : le culte de Baal. Au Moyen Age, cet ennemi fut la religion de l’amour spiritualiste, le christianisme. » (9ème lettre)

« Religion de la mort, sa mission prit fin dès que les peuples revinrent à la vie […] L’islam comme le christianisme n’a enseigné que la résignation […] Le christianisme et l’islam sont les inscriptions gravées sur les pierres que l’oppression barbare a roulées sur les tombeaux des nations. » (5ème lettre)

Perspicacité de Moses Hess, il va formuler une thèse qui sera développée par Léon Poliakov dans son histoire de l’antisémitisme, à savoir la mutation du brûlot antisémite originel par sécularisation dans des mains de droite ou de gauche. Et il décrit la naissance de l’antisémitisme qui sera celui du nazisme et qu’il qualifie de « production de l’esprit chrétien germanique » (Avant-propos), production qui croise le fondement chrétien et l’aryanisme. Ce dont Hitler se félicite dans Mein Kampf où il affirme :

« Je crois agir selon l’esprit du Tout-puissant […] car en me défendant contre le Juif, je combats pour défendre l’œuvre du Seigneur ».

Lucidité visionnaire de Hess, il écrit :

« La culture allemande semble incompatible avec les aspirations nationales juives. » (4ème lettre)

« On ne peut être à la fois teutomane et philosémite comme on ne peut aimer à la fois le militarisme allemand et le libéralisme allemand. Ce que le nationalisme allemand aime dans l’Allemagne, ce n’est pas l’Etat allemand, c’est la domination de la race germanique.1 » (5ème lettre)

Le retour et la vision

Hess, en 1862, déclare dans Rome et Jérusalem : « Me voici de retour au sein de mon peuple après une séparation de vingt ans » et il reconnait avoir « refoulé », c’est son terme, cette pensée qui le « tourmentait et cherchait à s’exprimer ». L’affaire Mortara, un enfant juif baptisé secrètement par la domestique puis enlevé à ses parents par les forces pontificales en 1858 en Italie, qui vient après l’affaire de Damas de 1840 où fut réactivée l’accusation de crime rituel, le renforcent dans ses analyses et ses nouvelles convictions.

Nouvelle perspicacité de Moses Hess, il formule que les êtres humains et les idéologies sont façonnés pour une grande part par ce que j’appelle des « matrices culturelles » et par les schémas parentaux qu’elles induisent, concept en totale rupture avec la problématique de Marx pour qui l’homme est principalement déterminé par les rapports sociaux économiques. De fait, Marx – son père converti pour garder son poste, lui-même baptisé et scolarisé chez les Jésuites – cultive la haine de son peuple originel, lui dénie toute culture sauf « une religion du trafic » et fait mine de n’en posséder aucune, sauf qu’il porte dans son inconscient une autre matrice culturelle cachée, chrétienne, sous forme sécularisée. Le concept de matrice culturelle ainsi portée inconsciemment permet de comprendre à la fois les antisémitismes modernes qui naissent de l’Islam comme les antisionismes de gauche qui n’accordent aucune place aux Juifs, ici ou « là-bas » : le Juif est alors partout illégitime, sous forme d’individu, de peuple ou de citoyen d’un Etat.

Les rêves de Moses Hess

Fort de ces découvertes, Hess imagine les solutions. En premier lieu, il convient de lutter contre la pensée de Rome et sa mouture pontificale ou chrétienne germanique ou celle des ses anciens amis « qui l’ont dégoûté » :

« En supprimant cette source de malheurs où nos antisémites chrétiens germaniques puisent leurs arguments, on éliminera l’antisémitisme lui-même. Le christianisme fut toujours hostile au judaïsme et au progrès. » (Avant-propos)

En second lieu, relever la matrice culturelle judaïque étouffée par la persécution, l’humiliation et l’assignation au ghetto afin qu’elle affronte la modernité et manifeste son universalisme, celui d’inciter à la convergence des chemins des peuples vers un sabbat de l’histoire. Et célébrer le sabbat hebdomadaire comme son prémisse.

Hess fixe un but primordial à cette démarche : la restauration de l’Etat Juif où l’esprit créateur du peuple juif pourra s’exercer et servir d’exemple aux autres peuples engagés dans des combats d’indépendance et de restauration culturelle ou de recherche d’un socialisme humaniste. Hess fera un parallèle entre le combat des Italiens et celui des Juifs :

« L’Italie est opprimée par les Autrichiens et le pouvoir pontifical comme la Terre Sainte, patrie des Juifs, est dominée par la Turquie et par l’Islam. »

Il assigne aussi un but d’affirmation culturelle aux Juifs de la diaspora car, écrit-il :

« La majorité des Juifs resta dans les pays où ils s’étaient établis depuis la destruction d’Israël et de Juda. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que tous les Juifs reviennent par miracle lors d’une restauration future. » (8ème lettre)

Spinoza, dernière manifestation du judaïsme

Pour cette réaffirmation au grand jour, l’appropriation du « spinozisme » par les Juifs leur sera nécessaire, car l’œuvre entière de Spinoza, « la dernière manifestation du judaïsme » nous dit Hess, vise à la synthèse du culte de la nature et de la raison et du culte de l’histoire, « synthèse admirable » effectuée par Hess, saluée en ces termes par Herzl. Selon cette conception spinozienne, Dieu est en nous et dans ses œuvres comme dans l’histoire, un Dieu qu’il faut connaître, auquel on ne demande pas de croire. La science est alors autant connaissance du divin que le chemin de vie vers une société morale et spirituelle.

Pour ce nouveau chemin des Juifs vers la restauration de leur Etat et vers l’actualisation de leur mission d’être « un peuple de saints et de prêtres » pour les nations, Hess dresse la liste des obstacles au sein même du peuple juif. Tout d’abord « le Juif moderne qui renie sa nationalité », le Juif « méprisable », converti ou assimilé, « le Juif de l’Exil qui ne pourra, malgré toutes les Lumières et toute l’émancipation, s’attirer le respect des nations. » (5eme lettre)

Il pointe aussi les réformés qui veulent réduire le judaïsme à une religion mimant la chrétienté et tout autant les orthodoxes qui s’imaginent « bibliques », quand ils sont vêtus à la mode juive d’un dix-huitième siècle planté à l’Est :

« Le lien religieux qui jusqu’à maintenant unissait ces dispersés a été souvent brisé lorsque les Juifs ont participé à la culture moderne. La réforme a bien essayé de renouer ce lien, mais elle n’a fait qu’aggraver le mal. Il n’y a rien à attendre d’une orthodoxie figée et d’un obscurantisme réactionnaire : ils finiront par déclarer que les bonnets de fourrure des Juifs polonais sont une Loi instituée par Moïse au Sinaï ».

Cette religion restaurée pour une gestion humaniste de la société doit donc sortir des murs du ghetto mais tout autant de ceux de la synagogue de l’exil ! Il est alors évident pour Moses Hess que :

« La religion doit se confondre avec la vie nationale, sociale, éthique, sinon elle n’est qu’hypocrisie » (9ème lettre)

« L’essence nationale et universelle de la religion juive de l’histoire est le germe de l’organisation future de la société. » (7ème lettre)

Hess rêve éveillé. Nous sommes en 1862 ; quarante sept ans avant la naissance de Degania, le premier kibboutz. Précurseur, prophète mais non pas utopiste, il envisage des mesures concrètes pour inventer de « nouvelles formes sociales » même s’il n’est pas entendu :

« Il faut acquérir une terre nationale commune, il faut créer une situation légale qui protège le travail et permette son développement, il faut fonder des sociétés juives d’agriculture, d’industrie et de commerce, selon des principes mosaïques, c’est-à-dire socialistes. […] Il faudra employer des Juifs ayant une formation militaire pour assurer la défense contre les pillards bédouins. » (12ème lettre)

Après avoir dénoncé les « tendances nivelantes de la civilisation industrielle moderne », il « en appelle au judaïsme et à sa force vitale et populaire […]  pour lutter contre les dangers de la civilisation industrielle ».

Le duel Marx-Hess et la proclamation du vainqueur

Dans le duel qui l’opposait à Marx et à Engels, ceux-là pas toujours très droits à son égard, Moses Hess doit être remis à sa juste place, à la première place. Celle d’un philosophe pionner dans l’analyse des matrices culturelles, celle d’un visionnaire agréé par l’histoire qui a suivi.

Fort de ses découvertes, il va jusqu’à déduire (ou prédire) le drame qui se prépare en Europe :

« Après la dernière catastrophe de l’histoire qui s’approche, annoncée par des signes qui ne trompent pas, le peuple juif pourra revendiquer ses droits en même temps que les autres peuples. » (12ème lettre)

« Lorsque le troisième exil prendra fin, nous serons prêts pour la nouvelle restauration de l’Etat juif. » (7ème lettre)

Moses Hess décédera à Paris en 1875. Inhumé d’abord en Allemagne, ses cendres seront transférées en Israël en 1961 sous la présidence de Ben Gourion. Il aura laissé une mission et un message exaltants à la jeunesse :

« Il faut se remettre à étudier l’histoire de notre peuple que le rationalisme a tellement négligée. Il faut animer dans notre jeunesse l’esprit où nos décisionnaires et nos prophètes ont puisé leur sagesse et leur inspiration. » (7ème lettre)

Mais Moses Hess, par ses découvertes, par son actualisation de l’universalisme juif, par son engagement vers un sabbat de l’histoire instituant des formes sociales nouvelles « selon des principes mosaïques c’est-à-dire socialistes », par sa solidarité avec les peuples luttant contre les oppressions totalitaires, n’est pas uniquement un « philosophe juif » écrivant pour les Juifs. C’est un philosophe à usage universel qui nous permet de décrypter la nouvelle menace du siècle qui entoure désormais l’Etat juif restauré mais aussi l’Occident récemment libéré des totalitarismes. L’esprit islamo-arabe radical a désormais pris la place de l’esprit chrétien-germanique pour le façonnement d’un nouvel antisémitisme et de nouvelles dictatures. A nous de réaffirmer la vision du sabbat de l’histoire et des peuples.

1 Pour Hess, en conformité avec l’époque, « les concepts de race, de peuple et de nation sont interchangeables » – note d’Alain Boyer dans l’opus cité.

One comment

[…] réagira Moses Hess en écrivant « Rome et Jérusalem », cf. Cahiers du CBL, Claude Berger, Moses Hess, le rabbin rouge aujourd’hui, février […]

by Persécution des Juifs, soumission des femmes : une même source « Le blog de Claude Berger on 13 mai 2013 at 19 h 49 min. #

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