Nice : la niaiserie officielle

by Claude Berger on juillet 29, 2016

Dessin signé Mesia, publié sur Twitter suite à l'attentat de Nice (détail)

Article publié par l’agence Menapress le 26 juillet 2016.

« Il s’est radicalisé très récemment et très rapidement »… c’est la nouvelle niaiserie offerte par le Ministre de l’Intérieur et répétée à longueur d’onde à propos du criminel islamiste de Nice.

Autrement dit, badauds et futurs électeurs, la conclusion s’impose : vos dirigeants, Cazeneuve, Hollande, Valls sont hors de cause, il était impossible de prévoir le passage à l’acte de quelqu’un qui n’était pas fiché et qui selon un fidèle « ne fréquentait pas la mosquée et ne suivait pas le ramadan » !

Autre conséquence, il faut donc vous habituer, Français,  à votre sort de cibles permanentes, à domicile comme pour le couple de Magnanville ou dans vos festivités comme celle du 14 juillet !

En vérité, ce propos du ministre est révélateur de l’aveuglement de la pensée des dirigeants politiques  face à l’islam et à l’islamisme et  face au terrorisme qui s’en réclame. D’une part, même repérés par les services de renseignements, les terroristes islamistes qui ont sévi à Toulouse, à Paris, à Bruxelles ont pu circuler sans problème et opérer à leur guise. D’autre part, on ne peut plus faire « comme si » il n’y avait pas de problème avec l’islam confronté avec l’extension mondiale du marché du travail.

Un marché qui implique notamment une liberté de circulation des femmes et la perte de la mainmise religieuse sur l’hégémonie sociale au profit de l’Etat républicain. Les bombardements ciblés sur Daesh ne règlent pas le problème du basculement des cités à forte implantation musulmane dans la marginalisation insurrectionnelle d’une partie des populations nourries de l’islam.

Ce problème est mondial et concerne également tous les pays musulmans. Ne pas avoir vu ce phénomène témoigne de l’aveuglement qui a présidé à l’importation massive de mains d’œuvre sans tenir compte des matrices culturelles qui les ont formatées.

Or nos sociétés sont fondées sur la transformation du travail en marchandises sur un marché concurrentiel. L’oublier, l’ignorer c’est aller droit vers une crise du salariat par le surnombre sur ce marché et c’est provoquer les crises identitaires non seulement chez les nations importatrices mais aussi chez les populations migrantes. A terme c’est semer les germes d’une guerre civile. Le discours anti-islamophobe ou anti-amalgame veut taire ce conflit et ne fait que servir la cause de l’islamisme.

Il est temps de reconquérir les territoires perdus de la République en démantelant les contre-cultures islamistes qui s’y sont développées. On ne saurait oublier de ce point de vue qu’avant de devenir compatible avec la République, l’Eglise inquisitoriale  dut subir la contrainte révolutionnaire et la lutte anticléricale puis, après la seconde guerre mondiale , faire un travail sur elle-même pour se démarquer d’un antijudaïsme ayant pu alimenter l’antisémitisme exterminateur.

L’islam repose également sur un dogme clivant : Mahomet est le Prophète et ne pas y croire rejette du côté des mécréants. S’ensuit une obligation de convertir l’univers.

Mais le schéma parental et sexuel sous-jacent resté sans analyse implique une oppression des femmes et une pulsion de mort dirigée contre les Juifs et des chrétiens. Pulsion qui trouve sa jouissance dans la mort des mécréants. Soumettre la volonté de spiritualité et de morale affichée dans l’islam à l’instar des autres religions mais contredite par la violence, à une mise sur le divan est une nécessité. Introduire la critique de cette violence conquérante dans les lieux d’éducation est un devoir.

D’autant que les matrices culturelles  ne façonnent pas qu’un islam rituel qui peut se radicaliser par le littéralisme , elles façonnent également un islam culturel qui lui aussi se radicalise, ce que semble ignorer le ministre. Aucun des tueurs des différents attentats n’était expert en commentaire coranique ! Cet islamisme culturel opère sur le sol français, il est dans l’air que respirent nos jeunes. Il est dans la haine de la culture française. Il se diffuse dès le plus jeune âge peu ou prou dans ce qui se transmet par l’inconscient culturel. Or il n’y a pas de frontière hermétique entre l’islam dit modéré et l’islamisme qui se veut violent.

Un autre combat est à mener : en finir avec le marché du travail qui fait sans cesse appel d’air de migrants qui ne sont pas seulement des « migrants économiques » mais des migrants culturels. Rappel : en 2015 , sur une embarcation chargée de cent douze migrants et menaçant de sombrer, une quinzaine de musulmans jettent douze chrétiens à la mer.

Il reste donc à inventer une société associative qui programme la fin du salariat. Or la gauche, longtemps adepte du capitalisme d’Etat donc du salariat d’Etat, s’est ralliée pour moitié au salariat libéral et à l’illusion d’une meilleure distribution dans l’ignorance des cultures fussent-elles mortifères. C’est le second volet de l’aveuglement.

One comment

la phrase « Il est temps de reconquérir les territoires perdus de la République en démantelant les contre-cultures islamistes qui s’y sont développées », est singulière. Car enfin il n’y a pas besoin d’aller faire ses courses chez… Allah pour n’avoir que mépris pour ce qui ose porter le nom de « République » -avec ici des guillemets bien sûr, comme toujours lorsqu’elle ne tient plus lieu que de feuille-de vigne aux salopards.

by luc n. on 8 septembre 2016 at 15 h 49 min. #

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